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Pour fêter ses quinze ans d’existence, Zenzile, l’un des groupes pionniers du dub en France, sort aujourd’hui chez Yotanka/Differ-Ant un coffret regroupant non seulement la trilogie « 5+1 » (Rouge avec Jamika, Vert avec Sir Jean, Jaune avec Jamika et Vincent Segal) dévoilée entre 2000 et 2004 et épuisée depuis un certain temps, son premier EP « Dub Promozione » ainsi que cinq titres inédits issu de la période 1998 – 2002. L’occasion de se replonger dans l’œuvre de ces musiciens en attendant leur neuvième album, prévu pour l’automne 2012.
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Zenzile sera au festival de cinéma Du Grain à Démoudre, le 25 novembre prochain à Gonfreville L’Orcher (76), pour présenter leur ciné-concert autour du « Cabinet du Dr. Caligari », chef-d’œuvre  du cinéma expressionniste allemand, réalisé en 1920 par Robert Wiene.

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Bi-portrait Jean-Yves, de Mickaël Phelippeau, avec Mickaël Phelippeau et Jean-Yves Robert, Théâtre de la Condition des Soies, Festival OFF d’Avignon, du 8/07 au 31/07/2011.

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(c) Aldo Abinante

« Démarche photographique conçue comme prétexte à la rencontre » c’est ainsi que Mickaël Phelippeau décrit le concept de bi-portrait. C’est à partir de cette rencontre et d’une série de portraits que le chorégraphe a créé les pièces bi-portrait Jean-Yves ou bi-portrait Yves C., qui sont comme des mises en danse de l’essentiel des échanges avec les personnes « bi-portraitées ». Ici, il s’agit de Jean-Yves Robert, prêtre de l’Église de Bègles.

Dans la salle ronde du Théâtre de la Condition des Soies, au milieu de ses murs de pierres ancestraux, est suspendu un écran. Une succession de plans fixes de Jean-Yves, de dos, y sont projetés, en silence, dans divers décors et situations (dans la nature, avec des gens, dans un supermarché…). Puis, ce dernier et Mickaël entrent en scène, tout deux vêtus à l’identique : t-shirt jaune (couleur emblématique du chorégraphe pour des raisons non encore élucidées), jean, chaussures noires et chaussettes jaunes (honneur au souci du détail !). Ils s’installent tranquillement sur le plateau : allongés sur le ventre la tête vers le fond de scène. Ils coordonnent leur respiration en silence, puis entonnent un chant très solennellement, à la manière des chants d’église a capella, qui se révèlera en fait être un gros tube Like a Prayer de Madonna (« When you call my name, it’s like a little prayer, down on my knees I wanna take you there… »). Le ton est donné : référence populaire interprétée avec un immense sérieux et dans une position déconcertante ; c’est subtilement drôle, humble et inattendu. Le chant fait ensuite place à une discussion entre les deux hommes : le chorégraphe pose des questions apparemment pragmatiques sur leur corps dans l’espace : « Es-tu à l’aise dans cette position ? » « Comment positionnes-tu ton corps lors des offices ? ». Cette succession de questions fera place à un échange de commandes d’action entre le chorégraphe et l’homme de foi. Ils s’exécutent, dans un immense respect mutuel, qui inspire la plus grande bienveillance. Surprenante proposition donc, qui déplace certains a priori que l’on pourrait avoir, et replace le corps dans la pratique spirituelle et la spiritualité dans la pratique corporelle. En tous cas, qui repose avec légèreté et finesse la question des liens corps / esprit.

Pour voir bi-portrait Jean-Yves en région parisienne, rendez-vous le 18/10/2011 à  Paris à Micadanses et le 5/11/2011 à Chelles, Les Églises, centre d’art contemporain.

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