Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘interview’

Aujourd’hui sort chez Deutsche Grammophon, « Melancolia », le nouvel album de Patricia Petibon. Celle-ci laisse libre cours à sa sensibilité le temps d’un voyage musical, entre arias et chansons, marqué par les couleurs de l’Espagne, « symbiose entre l’outrance et la subtilité« . On retrouve ainsi des œuvres de Granados, Montsalvatge, Castellanos, de Falla… ou du brésilien Villa-Lobos. La soprano propose également en première mondiale, Melodías de la melancolia, op. 119, œuvre créée pour elle par Nicolas Bacri, dont nous avions suivi une conférence au mois de mars dernier (voir la vidéo).

Bien qu’internationalement reconnue et extrêmement populaire dans notre pays, cette cantatrice atypique, a su garder simplicité, fraicheur et spontanéité. Nous faire l’honneur de répondre à l’interview automatique en est un bel exemple !

01.  A quoi rêviez-vous enfant ?
D’être cosmonaute

02. Av(i)ez-vous des modèles ?
Mon arrière grand oncle Achille qui était peintre. Il a fait parti de l’équipe des peintres qui ont peint avec Chagall le plafond de l’opéra de Paris.

03. Comment décririez-vous votre travail ?
Cosmique , on voyage loin …

04. Et pour de vrai, vous faites quoi dans la vie ?
Et vous ? 🙂

05. Quelle est votre actualité ?
Mon nouvel album « Melancolia », le DVD « Lulu » et deux concerts : le 3 novembre à la Halle aux grains de Toulouse et le 5 novembre à la Salle Pleyel

06. Quel est votre dernier coup de cœur artistique ?
Tableau de Federico de Madrazo au Prado. Une femme habillée d’une robe bleue. Dona Amalia de Llamo y Dotres, Condesa de Vilches.

07. Quel est le dernier cadeau que vous ayez fait ?
Un repas à Madrid avec des amis

08. Que sauveriez-vous des flammes d’un incendie ?
Tout ce qui est vivant puis si j’ai le temps, les photos de mes ancêtres afin de ne pas oublier leurs visages.

09. Vous faites quoi demain ?
Je vais garder mon petit garçon qui a une angine.

Read Full Post »

Auteure, traductrice, Mélanie Fazi a su s’imposer depuis la parution de Serpentine en 2004 dans l’univers de la littérature fantastique. On la retrouve, aujourd’hui derrière le recueil Ainsi naissent les fantômes qui paraît aux éditions Dystopia ; une sélection de nouvelles de Lisa Tuttle, à l’origine de la vocation de Mélanie et dont l’approche du fantastique est bien singulière. En effet, cette écrivaine américaine inscrit celui-ci dans le quotidien des personnages, dans leurs propres failles, ou quand l’ordinaire devient terrifiant.

Mélanie Fazi nous a consacré un peu de son temps pour s’adonner à l’interview automatique.

01. A quoi rêviez-vous enfant ?
À quelque chose de créatif. Je voulais être dessinatrice de BD, chanteuse dans un groupe ou apprentie sorcière façon Harry Potter avant l’heure. Ado, je rêvais d’être critique de ciné, je tenais des fiches sur tous les films que je voyais.

02. Av(i)ez-vous des modèles ?
Je suis une vraie fan-girl dans l’âme, je me trouve régulièrement de nouveaux modèles. Mais quand je serai grande, je veux être PJ Harvey. Je suis sa carrière de près depuis seize ans et je suis toujours sidérée par son intégrité artistique et sa manière de se remettre constamment en question.

03. Comment décririez-vous votre travail ?
Comme un vieux rêve devenu réalité, avec la part d’usure que ça comporte. J’ai la chance de pouvoir faire exactement ce que je veux : publier mes propres textes et traduire ceux des autres (par réelle envie, pas juste par nécessité financière). Pour le reste, il faut arriver à gérer tout ça au quotidien.

04. Et pour de vrai, vous faites quoi dans la vie ?
C’est la traduction de romans qui paie mes factures. Je traduis de l’anglais vers le français, dans le domaine fantasy ou fantastique. Et j’écris quand l’inspiration me vient, pas assez souvent à mon goût.

05. Quelle est votre actualité ?
Côté traduction, un projet très personnel : Ainsi naissent les fantômes, un recueil de nouvelles fantastiques de l’américaine Lisa Tuttle, qui a beaucoup influencé ma propre écriture. J’ai sélectionné, traduit et présenté ces six nouvelles pour les éditions Dystopia. Côté écriture, une actu un peu moins récente : la sortie en poche de mon recueil Notre-Dame-aux-Écailles chez Folio SF en début d’année.

06. Quel est votre dernier coup de cour artistique ?
Pour la musique, le nouvel album de My Brightest Diamond, qui est une splendeur. Pour ce qui est des lectures : Kafka sur le rivage de Haruki Murakami, L’Adversaire d’Emmanuel Carrère, et j’ai eu un vrai gros choc artistique en me plongeant dans « The Waste Land », le poème de T.S. Eliot, que je voulais lire depuis longtemps.

07. Quel est le dernier cadeau que vous ayez fait ?
Des mendiants au chocolat faits maison. Le dernier cadeau acheté, c’était un T-shirt personnalisé avec la photo d’un copain.

08. Que sauveriez-vous des flammes d’un incendie ?
Mon chat en priorité, et puis le disque dur externe qui contient mes sauvegardes de boulot.

09. Vous faites quoi demain ?
Grasse matinée du week-end, petit déj devant un épisode de Torchwood, et peut-être de la cuisine selon l’envie du moment.

Read Full Post »

Un an que nous avons lancé IN-SECT.tv. Un an, une centaine de posts, 40 vidéos, des interviews, du live, des rencontres riches avec des artistes souvent émergents. Un an durant lequel vous avez été toujours plus nombreux à consulter ces pages avec, signalons, trois records de fréquentation sur la fin de ce mois d’août (comme quoi, même en vacances, on ne se déconnecte pas !). Alors, rien que pour ça, et pour l’année qui s’annonce, merci à tous.

Read Full Post »

Jeune pousse rémoise, la harpiste Milamarina empreinte une voie que l’on pourrait affilier à Émilie Simon ou, toute modestie gardée, à Björk. Dans une formule atypique qui lie son instrument à l’électronique, le vibraphone et la basse, celle-ci cisèle des mélodies douces et envoûtantes, qui garde pourtant une vraie puissance qui parle le langage des viscères…

.

Prochaines dates :
14 mai – Reims (La Cartonnerie) + WeAreEnfantTerrible + Stromae
4 juin – Oeuilly (Festival notes en délire)
7 juillet – Aix en Othe (Festival en Othe)
2 septembre – Reims (Le Cryptoportique) + Botibol

Read Full Post »

Vue de l'exposition Fresh Hell, Palais de Tokyo, 2010

Mardi 19 Octobre 2010, le Palais de Tokyo nous conviait au vernissage de « Fresh Hell », carte blanche donnée à l’artiste Adam McEwen.  Lors de notre visite, Julien Fronsacq, commissaire d’expositions du Palais de Tokyo, a répondu à nos questions :

Quel est l’intérêt de la carte blanche par rapport aux expositions traditionnelles ? Peut-on parler d’un nouveau médium pour l’artiste ?
La singularité de la carte blanche est dans son nom : on invite un artiste à être commissaire d’exposition. Il va concevoir l’exposition : choisir une thématique, sélectionner des œuvres au gré de ses intuitions, de ses associations d’idées et associations formelles. L’inédit est dans la confrontation entre le rôle de l’artiste et celle du commissaire d’exposition. En arrivant au Palais de Tokyo Marc-Olivier Wahler souhaitait qu’une fois par an une carte blanche soit offerte à un artiste pour imaginer une exposition selon n’importe quel format. Tout est possible : montrer des œuvres, ne pas montrer d’œuvres, choisir une thématique plus précise ou tout à fait flou, etc.

Michael Landy, Market 1990

Pourquoi Adam McEwen ?
Chaque année on essaie de changer le format de l’invitation et de changer un peu de portrait d’artiste. Adam McEwen a selon moi deux spécificités : la première c’est qu’il est européen, d’origine écossaise, mais il a fait ses études aux Etats-Unis et vit là bas. Il a eu une formation universitaire relativement classique en Angleterre, une culture très littéraire qu’il oublie parfois mais ça se sent quand on parle avec lui, il a assimilé pas mal de choses très classiques, et puis ensuite il fait preuve d’une très grande curiosité pour les autres artistes, vous en parler en oubliant qu’il est lui-même un artiste. Il est discret quant à son propre travail. Enfin, il a déjà conçu des expositions en tant que commissaire à la Gagosian Gallery.

Sa venue s’inscrit dans la continuité ou en rupture avec les deux éditions précédentes (ndlr : Jeremy Deller et Ugo Rondinone) ?
Un peu des deux. Jeremy Deller est un artiste qui connaît bien Adam McEwen depuis longtemps. Il s’intéressait à la question de l’art mais, au-delà, à la question de la culture, de ses représentations et de son archivage. On dépassait donc très rapidement les catégories classiques de l’œuvre d’art. Ugo Rondinone et Adam McEwen ont le plaisir de créer des confrontations inédites entres des œuvres qui sont issues de périodes très différentes, ils se distinguent des méthodes qui sont celles des conservateurs de musées Ugo Rondinone avait déjà réalisé ce genre d’écarts dans les musées. On les a attaqués là-dessus. Ce genre de clash historique a déjà été mis en scène à Pompidou ou à la Tate au moment de son ouverture. La grande spécificité, c’est la façon de circonscrire les sujets, de créer des sections ou des récits entre les sections dans une seule exposition.

Jonathan Borofsky, You are not alone slow down there is no one to please but yourself 1975 1976 et Rob Pruitt, Esprit de corps 2006

Le thème de la carte blanche cette année est l’Histoire, comment toutes ses œuvres ont-elles été mises en perspective ?
De façon plus conceptuelle, il y a un scénario. Le cœur est la question de l’Histoire. Ça commence avec une sorte de poids de l’Histoire, du temps qui passe, mais aussi de la grande Histoire, l’Ancien Testament jusqu’à la Révolution française. La fin du parcours se fait avec l’histoire plus personnelle de l’artiste, la petite histoire, c’est-à-dire la façon dont un artiste travaille dans son atelier avec des métaphores. L’artiste cherche peut être à s’affranchir de l’histoire politique, de l’histoire de l’art pour retrouver une pratique parfois très personnelle et transcender cette surcharge historique.

Comment se déroule cette collaboration entre Adam McEwen, les artistes choisis pour cette carte blanche et vous ?
Nous sommes trois curateurs, relais avec les artistes et Adam McEwen, pour toutes les problématiques liées à la production de l’exposition mais aussi pour trouver le bon moyen d’expliciter le discours d’Adam McEwen. Il est comme un écrivain qui travaille sur son manuscrit et à un certain moment il faut arrêter le propos pour tenter de le clarifier. Nous sommes également un relais pour  tous les départements du Palais de Tokyo.

Agathe Snow, Wallpaper 2006

Est-il facile pour les artistes qui ont prêté leurs œuvres d’être plongés dans l’univers d’un autre artiste ?
Je pense que c’est très facile. Les œuvres ont été essentiellement prêtés par des prêteurs, des collectionneurs et des institutions, mais aussi par des artistes qu’Adam McEwen connaissait déjà. Il y a la complicité et la confiance qu’ont les artistes entre eux et qui est une confiance plus grande que celle qu’ils peuvent avoir avec l’institution.

Pouvez-vous nous parler d’une œuvre dans l’exposition qui vous a marqué ?
Il s’agit de « In the Hood » de David Hammons qui est une capuche de sweatshirt. C’est un jeu de mots parce que cette capuche est verte comme le vert des bois, des sapins, et qu’on pense immédiatement à Robin Hood, Robin des bois, mais « in the hood » c’est aussi en argot urbain aux Etats-Unis une expression qui permet de dire « dans le quartier », qui évoque évidemment la question de la communauté et l’argot des minorités afro-américaines. Cette façon de confronter le récit littéraire et l’imaginaire urbain, je la trouve assez belle.

Maurizio Cattelan, - 74.000.000 1996


L’exposition se tient au Palais de Tokyo du 19 octobre au 16 janvier 2010.

L’ensemble des photos présentées sont des vue de l’exposition Fresh Hell, Palais de Tokyo, 2010



——————————————————————————————-
Communiqué de presse :
Cartographie du cerveau de l’artiste, de ses désirs, de ses influences, la carte blanche à un artiste est l’occasion d’aborder par un biais inédit les processus de création et de recoupements esthétiques. Après Ugo Rondinone en 2007 et Jeremy Deller en 2008, Adam McEwen (artiste britannique basé à New York) conçoit un projet exceptionnel et fait dialoguer la sculpture médiévale avec l’art conceptuel, un coffre-fort et une tentative de lévitation, des artistes oubliés et ceux bénéficiant déjà de la bénédiction de l’histoire. Face à cette histoire, justement : quelle position un artiste peut-il adopter aujourd’hui ? Tout a déjà été fait ? Tant mieux, on peut enfin commencer à travailler. L’exposition FRESH HELL plonge dans l’histoire, proche ou lointaine, mais n’opère pas à coup de sonde verticale. Elle brosse des mouvements latéraux et organiques, génère nombre de paradoxes et la fraîcheur qu’elle apporte est constamment balayée par le souffle des revenants.

avec : Bas Jan Ader, Barbara Bloom, Jonathan Borofsky, Angela Bulloch, Maurizio Cattelan, Anne Collier, Martin Creed, Gino De Dominicis, Walter De Maria, Jessica Diamond, Matias Faldbakken, Isa Genzken, Geert Goiris, Dan Graham, Philip Guston, Raymond Hains, David Hammons, Georg Herold, Martin Kippenberger, Michael Landy, Hanna & Klara Liden, Nate Lowman, Sarah Lucas, Ana Mendieta, Henri Michaux, Reinhard Mucha, Bruce Nauman & Frank Owen, Michelangelo Pistoletto, Rob Pruitt, Steven Shearer, Roman Signer, Agathe Snow, Rudolf Stingel, Rosemarie Trockel, Valie Export, H. C. Westermann, et des œuvres du Musée de Cluny – Musée National du Moyen Âge, Paris.

Read Full Post »

« Newer Posts