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L’absence aura été de courte durée. L’annonce avait laissé à la rentrée un goût amer chez les amateurs de rock indé et d’autres musiques sortant des sentiers battus : Bernard Lenoir tirait sa révérence et l’émission C’est Lenoir, disparaissait des ondes de France Inter, laissant sa place à Alexandre Héraud et Tania de Montaigne avec leur Ouvert la nuit. Que les popeux se rassurent Lenoir est de retour !

Ou tout du moins il le sera dès janvier avec ses Black Sessions sur l’antenne du Mouv’ au moins un vendredi par mois aux alentours de 22h. Ces concerts en direct, plus de 300 au compteur depuis 1992 (voir liste complète), et en accès libre au public dans la limite des places disponibles, ont fait les riches heures de ces émissions permettant de découvrir, dans des conditions intimes, artistes en début de carrière, artistes confirmés ou sur le point d’exploser. Radiohead, Pulp, Placebo, Paul Weller, Dominique A, PJ Harvey, Nick Cave, Interpol, Weezer, The Divine Comedy… s’étaient prêtés au fil des années à ce petit jeu avec de vrais moments d’exceptions et quelques surprises. Ainsi la Black Session de Franz Ferdinand avait reçu 6.000 demandes, l’équivalent d’un Zénith de Paris archi comble pour une capacité à la Maison de la Radio de… 250 places.

Rendez-vous donc en janvier, sur le Mouv’, pour la suite de ces aventures auditives !

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Leader du groupe rock australien Clann Zú dans le milieu des années 2000, l’irlandais Declan de Barra s’est tourné vers la folk en épousant la carrière en solo. Pour son troisième album, « Fragments, Footprints and the Forgotten », sorti au printemps dernier, celui-ci opte pour l’extrême dépouillement d’une guitare acoustique, d’une guitare électrique ou d’un accordéon pour accompagner sa voix grave. Allant à l’essentiel, il nous prouve qu’il n’est pas besoin de plus pour nous toucher, pour preuve ce Midnight Swell  qui nous pousse au frisson. Intime et habité.
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Il sera ces prochains jours en France pour quelques dates sur notre territoire : à Paris les 10 et 11 novembre, respectivement au Nouveau Casino (avec Lisa Portelli) et au In The Garden, le 12/11 à Pantin (La Menuiserie) et le 16/11 à Limoges (La Fourmi), l’occasion pour nous de lui proposer l’Interview automatique à la veille d’Halloween.

01. A quoi rêviez-vous enfant ?
Basiquement, je voulais me barrer et découvrir le monde. Aller là où les grandes idées sont encouragées. J’ai grandi dans un petit village très conservateur, où penser grand était quelque chose qu’il ne fallait pas encourager. L’idée que tu « puisses t’élever au-dessus de ta condition », les « qui crois-tu être pour avoir des pensées aussi hautes ? ». J’ai toujours su que je quitterais le pays dès que j’en aurais la possibilité. Je ne suis pas retourné en Irlande avant que cette mesquinerie ne soit, pour moi, du passé.

02. Av(i)ez-vous des modèles ?
Pour revenir à ma jeunesse, dans l’histoire ancienne, il n’y avait pas grand chose à faire, une ou deux chaines de télé et de radios, et pas mal de merde dedans. J’ai accroché sur des groupes comme Suicidal Tendencies, the Pogues, Slayer et Anthrax. Je dépensais le peu d’argent que j’avais pour acheter leurs disques et voyager pour aller les voir quand ils jouaient à Dublin. J’étais aussi un grand fan de David Lee Roth, ce branleur hyper confiant était à l’opposé de tout ce qui pouvait m’entourer.

J’ai toujours admiré les gens qui travaillaient dur et traçaient leur propre voie, peu importe leur talent, grand ou petit. Des gens comme Henry Rollins ou Felicia Day (une actrice qui écrit et produit sa propre série sur le web, « The Guild »). J’ai toujours respecté ceux qui se battent pour défendre leurs idées. Les rebelles. Ceux à qui ont dit de se taire mais qui poursuivent même sous la menace de violence.

03. Comment décririez-vous votre travail ?
Ma musique, mes peintures, mes écrits sont tous reliés. Ce sont des histoires, de la narration d’une manière ou d’une autre. Je suis un conteur et je suis très heureux de l’être.

04. Et pour de vrai, vous faites quoi dans la vie ?
En gros, je passe à peu près 50% de mon temps à écrire de la musique et à jouer sur scène et les autres 50% à écrire pour la télé ou le cinéma (bien que cette année j’ai passé moins de temps en tournée). Je passe mon temps libre à m’entrainer au MMA, Mixed Martial Art ou combat complet (wikipédia), surfer ou regarder des films avec ma femme.

05. Quelle est votre actualité ?
En ce moment, elle est assez chargée. Par rapport à mon travail, j’écris de nouvelles musiques que je sortirai a priori sous forme de EPs, toutes sur des instruments différents. Certains que je ne sais pas encore jouer. Cela me gardera frais tout en m’offrant de nouvelles manières d’écrire. J’ai une série télé de science-fiction pour ado qui devrait entrer en production l’année prochaine et je suis occupé à écrire des scénarios et des pilotes pour d’autres trucs. Tous très amusants. En dehors du boulot, je suis très impressionné par tous les révoltes du moment partout dans le monde. Je pensais que les gens étaient devenus mous, distraits et mentalement flasque. J’avais tort et je suis heureux d’avoir eu tort, des printemps arabes aux mouvements des indignés, les gens se lèvent pour leurs droits et réclament un futur décent.

06. Quel est votre dernier coup de cœur artistique ?
Je lis beaucoup de science-fiction en ce moment, le dernier était « The Forever War » (nda : La Guerre éternelle de Joe Haldeman, 1974). Sinon, il y a beaucoup de street art de grande qualité en ce moment à Los Angeles. Le dernier Tom Waits est aussi très bien. Je n’écoute plus vraiment de musique, beaucoup de musiciens te diraient la même chose. Après les tournées, beaucoup de zikos veulent le silence. J’ai de toute façon besoin de silence, j’ai besoin d’avoir l’esprit au clair afin de laisser grandir les nouvelles chansons. Quand j’arrête de tourner.

07. Quel est le dernier cadeau que vous ayez fait ?
Des chocolats français rapportés de ma dernière tournée pour un ami français qui vit ici à Los Angeles.

08. Que sauveriez-vous des flammes d’un incendie ?
Ma femme et mon sac d’urgence. Ici à Los Angeles, il y a des tremblements de terre. Alors j’ai un sac sous mon lit avec tout ce qui est important, les passeports, etc. Si j’ai assez de temps, ma guitare Lowden, nous avons fait le tour du monde ensemble.

09. Vous faites quoi demain ?
Demain, je dois rendre un projet de scénario, puis m’entrainer à la boxe thaï, soigner les blessures que je pourrais avoir, préparer un énorme repas et regarder n’importe quel bon film d’horreur qui passera à la télé pour Halloween.

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Australian alternative rock band Clann Zú frontman during the mid-2000, Irish Declan de Barra turns to folk music with the solo career. In his third album, « Fragments, Footprints and the Forgotten », released last spring, he chose an extreme minimalist songwriting: an single instrument (acoustic or electric guitar; accordion…) as a companion for his deep voice. Straight to the point, he here proves you don’t need more to be overwhelmed by feelings, Midnight Swell even makes you shiver. Intimate and possessed.
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He’ll be in France for couple of gigs : Paris / Nouveau Casino (11/10) with Lisa Portelli, Paris / In The Garden (11/11), Pantin / La Menuiserie (11/12), Limoges / La Fourmi (11/16), a good reason to requested him to answer to the Automatic Interview. He did it the day before Halloween…

01. What were your dreams when you were a child?
Primarily, i just wanted to get the fuck out and see the world. Go to somewhere where big thoughts were encouraged. I grew up in a conservative, small village where thinking big was seen as something to be discouraged. The idea that you were « rising above your station » and « who the fuck are you to think such lofty thoughts? ». I always knew i would leave the country as soon as I could. I didn’t return to Ireland until that small mindedness was a thing of the past.

02. Do/Did you have any model/icon?
Back then growing up, in ancient history, there was not a lot to do, one or two channels of TV or Radio, most of it shit. I latched on to bands like Suicidal Tendencies, the Pogues, Slayer and Anthrax. I spent what little money I had on buying their records and travelling to see them when they played in Dublin. I was a big David Lee Roth fan too, that confident swagger was the complete opposite of everything around me.

I have always admired people who worked hard and set out their own paths with what ever talent they had, big or small.  People like Henry Rollins or Felicia Day (an actress who writes and produces her own web series, The Guild). I have always respected those who fought for what they believed in. The rebels. The ones who were told to shut up but kept doing what they believed in anyway, even under threat of violence.

03. How would you described you work?
My music, painting, writing is all tied together. It is all stories, narrative in one way or another. I am a story teller and very happy to be one.

04. And in real life, what do you do?
It is pretty much 50% writing and touring with music and the other 50% is spent writing for film and TV (although this year has been less touring). Any spare time I have is spent fight training MMA, surfing or watching movies with my wife.

05. What’s up these days?
These days quite a lot. In terms of my work, I am writing new music, which i think I will release in the form of eps, all on different instruments. Ones I can’t yet play. That will keep me fresh and finding new ways of writing. I have a teen sci-fi TV series which should go into production next year and I am busy writing screenplays and pilots for TV. All very fun. Outside of my work, i am very impressed with all the rebellion at the moment world wide. I thought people had become soft, distracted and mentally flabby. I was wrong and I am very happy to be wrong, from Arab springs to the Occupy movement, people are standing up for themselves and calling for a decent future.

06. What’s your last artistic crush?
I’m reading a lot of sci-fi at the moment, the last one was Forever War. There is a lot of great street art here in Los Angeles at the moment. The new Tom Waits record is great. I usually don’t listen to music any more, many musicians will tell you the same. After touring a lot of musos want silence. I need silence anyway, I need my mind clear in order to let new songs grow. When I stop touring.

07. What was the last present you gave?
Some French chocolate from my last tour to a French friend here in Los Angeles.

08. If your house was burning, what would you take with you?
My wife and my emergency bag. Being LA there are earthquakes, so I have a bag with anything important in it, passports etc. beside my bed. If I had enough time, my LOWDEN guitar, we have been around the world together.

09. What are your plans for tomorrow?
Tomorrow, will be finisihing a draft of a script due, then sparring Muay Thai, patching up whatever wounds I will have, cooking a huge meal and watching whatever good horror movies are showing for Halloween.

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En avril dernier, My Broken Frame (dont le premier disque avait déjà séduit – lire chronique) sortait Today, un EP au songwriting soigné et aux arrangements soyeux. Une pop qui n’a pas tout à fait reniée ses origines folk, mélodiquement mélancolique et lumineux à la fois.
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Alors que Guillaume Léglise, tête pensante de ce projet, retournera en studio dès le mois prochain pour l’enregistrement d’un album, celui-ci se livre le temps de l’INterview automatique :

01. A quoi rêviez-vous enfant ?
Difficile de répondre puisque je rêvais beaucoup, même éveillé. Je n’étais pas à l’écoute du monde extérieur. J’étais loin des autres dans une bulle parfois merveilleuse et parfois douloureuse.

02. Av(i)ez-vous des modèles ?
Des grands songwriters américains un peu mystérieux comme Tom Waits, Donald Fagen, Tim Buckley ou encore Van Morrisson…

03. Comment décririez-vous votre travail ?
Traduire mon imaginaire en musique, et faire en sorte que celle-ci soit un lien sincère et vrai avec les autres.

04. Et pour de vrai, vous faites quoi dans la vie ?
Musicien en concert avec The Big Crunch Theory, KIM, Golden Age of Yachting et bien sûr pour mon groupe My Broken Frame. Compositeur pour le théâtre et pour des petits films pub & internet. Je fais aussi parfois du graphisme et des sites web.

05. Quelle est votre actualité ?
J’ai maquetté 10 nouveau titres pour un album de My Broken Frame chez moi. On entre en studio en novembre pour l’enregistrement final.

06. Quel est votre dernier coup de cœur artistique ?
Je viens de voir Polisse de Maïwenn. Impressionnant par ses dialogues et ses acteurs. Au Théâtre j’ai vu S.O.D.A à La Générale de la compagnie Franchement-tu, une série/saga théâtrale drôle et profonde à la fois. Un peu comme le film de Maïwenn. Les chansons « We are Young » de Juveniles, « Midnight City » de M83, « Don Lee Doo » de KIM.

07. Quel est le dernier cadeau que vous ayez fait ?
Fifa 12 au fils de ma femme

08. Que sauveriez-vous des flammes d’un incendie ?
Ma guitare et mon disque dur où toutes les sessions de mon futur album sont archivées.

09. Vous faites quoi demain ?
Je tourne un clip pour KIM, il a sorti son nouvel album, « Radio Lee Doo », le 24 octobre.

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Ces derniers seront ce soir au Cannibale Café pour passer quelques disques avant de jouer le 7 décembre à La Boule Noire et le 14 décembre à Bordeaux, tandis que My Broken Frame sera de retour sur scène dès l’année prochaine. Guillaume Léglise sera également aux claviers avec Golden Age Of Yachting en première partie des Brigitte à L’Olympia le 31 octobre, et au Nouveau Casino le 26 novembre.

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La nouvelle a fait l’effet d’une bombe hier soir dans le monde du rock indé. Kim Gordon et Thurston Moore de Sonic Youth se séparent après 26 ans de mariage. Si leur label Matador annonce qu’ils honoreront les dates à venir en Amérique du Sud au mois de novembre avec Lee Ranaldo, Steve Shelley et Mark Ibold (transfuge de Pavement). Rien n’est moins certain quand à l’avenir du groupe par la suite, qui fête pourtant son trentième anniversaire, les deux musiciens demandant simplement au respect de leur vie privée.

Petit hommage avec ce titre qui reste, pour moi, le meilleur du groupe à tout jamais (oui, oui, pas de demies mesures), extrait de l’album Goo, sorti en 1990.

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Nous les avions quittés en Allemagne sur la troisième marche du podium de la finale mondiale Emergenza 2011 (lire l’article), nous ayant fait une très forte impression. Les revoici, à peine un mois après, avec leur premier EP intitulé Lux qui présente un songwriting toujours aussi excitant et efficace dans la lignée de Bloc Party ou Two Door Cinema Club. On regrettera néanmoins un peu l’énergie que Ruby Cube ascène normalement sur scène mais c’est le genre de choses que l’on pardonne pour un premier essai, surtout lorsque l’on sait que ces gamins n’ont que seize ans… On parle déjà de l’enregistrement de l’album pour la fin de l’année. L’affaire est donc à suivre !
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Voilà c’est officiel, la grille de rentrée de France Inter a été lancée hier sans Bernard Lenoir qui a préféré tirer sa révérence après vingt années de bons et loyaux services à secouer les débuts et milieux de soirée avec C’est Lenoir, émission consacrée au rock indé mainte fois menacée mais défendue becs et ongles par des auditeurs fidèles et passionnés. Vingt ans qui ont permis de faire découvrir qu’il y avait une vie musicale en dehors du TOP50 ou, bien avant tout le monde, des groupes qui allaient exploser (Nirvana, Breeders, The Strokes, Pulp, Interpol, White Stripes, Bloc Party, etc.) le temps notamment de concerts en direct sur l’antenne, les fameuses Black Sessions. Un défricheur de talent qui nous manquera sans aucun doute. A bientôt l’ami. Caresse et bise à l’œil!

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