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Posts Tagged ‘France Inter’

On ne présente plus le cinéaste Tim Burton, ce parfait héritier des surréalistes qui nous enchante par son univers largement influencé par Edgar Allan Poe. Son cinéma sans cesse revisité depuis « Pee-wee’s Big Adventure » et « Beetlejuice«  et plus récemment avec « Charlie et la Chocolaterie », « Big Fish » ou « Alice au Pays des merveilles » renverse régulièrement les codes cinématographiques et nous enchante par sa signature majestueusement onirique.

On oublie, par trop souvent, que ce conteur exceptionnel, ancien étudiant de la prestigieuse école de CalArt créée par Disney à Los Angeles, est aussi un graphiste et un photographe de génie. Vous serez donc sans doute étonné, à l’occasion de l’exposition qui ouvre demain à La Cinémathèque française et ce jusqu’au 5 août. Forte de son succès colossale aux États-Unis en 2010, cette grande présentation révèle aux spectateurs de véritables trésors : dessins, peintures, story-boards, maquettes, costumes, ainsi que des extraits de films super 8 et 16 millimètres de l’artiste. Vous passerez, comme par magie, dans l’envers du décor.

Il ne vous reste plus qu’à réserver vos billets en suivant le lapin blanc.
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L’absence aura été de courte durée. L’annonce avait laissé à la rentrée un goût amer chez les amateurs de rock indé et d’autres musiques sortant des sentiers battus : Bernard Lenoir tirait sa révérence et l’émission C’est Lenoir, disparaissait des ondes de France Inter, laissant sa place à Alexandre Héraud et Tania de Montaigne avec leur Ouvert la nuit. Que les popeux se rassurent Lenoir est de retour !

Ou tout du moins il le sera dès janvier avec ses Black Sessions sur l’antenne du Mouv’ au moins un vendredi par mois aux alentours de 22h. Ces concerts en direct, plus de 300 au compteur depuis 1992 (voir liste complète), et en accès libre au public dans la limite des places disponibles, ont fait les riches heures de ces émissions permettant de découvrir, dans des conditions intimes, artistes en début de carrière, artistes confirmés ou sur le point d’exploser. Radiohead, Pulp, Placebo, Paul Weller, Dominique A, PJ Harvey, Nick Cave, Interpol, Weezer, The Divine Comedy… s’étaient prêtés au fil des années à ce petit jeu avec de vrais moments d’exceptions et quelques surprises. Ainsi la Black Session de Franz Ferdinand avait reçu 6.000 demandes, l’équivalent d’un Zénith de Paris archi comble pour une capacité à la Maison de la Radio de… 250 places.

Rendez-vous donc en janvier, sur le Mouv’, pour la suite de ces aventures auditives !

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Voilà c’est officiel, la grille de rentrée de France Inter a été lancée hier sans Bernard Lenoir qui a préféré tirer sa révérence après vingt années de bons et loyaux services à secouer les débuts et milieux de soirée avec C’est Lenoir, émission consacrée au rock indé mainte fois menacée mais défendue becs et ongles par des auditeurs fidèles et passionnés. Vingt ans qui ont permis de faire découvrir qu’il y avait une vie musicale en dehors du TOP50 ou, bien avant tout le monde, des groupes qui allaient exploser (Nirvana, Breeders, The Strokes, Pulp, Interpol, White Stripes, Bloc Party, etc.) le temps notamment de concerts en direct sur l’antenne, les fameuses Black Sessions. Un défricheur de talent qui nous manquera sans aucun doute. A bientôt l’ami. Caresse et bise à l’œil!

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Serge Le Vaillant anime depuis quatorze ans les nuits de France Inter, avec l’émission Sous les étoiles exactement. Des rencontres sensibles avec ces individus qui font la culture (musiciens, interprètes, comédiens, écrivains, etc.) mais aussi un espace de découverte pour de nombreux jeunes groupes qui font souvent là leur première émission importante.

Co-auteur des Plus beaux manuscrits de la Chanson et d’une biographie de Brel (L’Éternel adolescent) en 2008, c’est enfin dans le domaine du roman que ce passionné de la création, s’adonne aujourd’hui. Un roman où l’on retrouve l’amour que porte Le Vaillant pour les gens.

Pourtant, rien de glorieux dans le monde qu’il nous dépeint. A peine à la retraite, Jean-Louis Boulard, routier de carrière perd à peu près tout dans un divorce qu’il n’a pas vraiment vu venir et retour vivre chez sa mère, surnommée la Guenon, femme de caractère que l’on voit depuis toujours tirer la langue sur les photos. Sauf ma mère est un retour sur les 62 années de Jean-Louis à travers les femmes de sa vie (sa femme, sa fille, sa belle-sœur et quelques autres…), tout en suivant ce nouveau quotidien…

De la lumière et beaucoup d’ombres, des portraits hauts en couleur qui ne sont pas sans rappeler le Mammuth qu’incarne Depardieu dans le film de Gustave Kervern et Benoît Delépine. Cette France populaire que même Jean-Pierre Pernaut ne montre pas… un peu perdue, un peu bancale, et qui se retrouve au Las Vegas pour boire quelques alcools maison estampillés « Pour les cons. »

A savourer sans modération.

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