Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘éditeur’

.

Dernier épisode de notre passage au Salon du Livre, vidéo tardive, mais toujours d’actualité pour l’éditeur Stéphane Million qui nous présente sa maison et l’un de ses auteurs, Arnaud Le Guilcher, qui a sorti le mois dernier Pas mieux, suite de En moins bien son premier roman réédité en poche par Pocket. Le dernier numéro de la revue Bordel sur le Japon est également encore disponible en kiosque.

.

Publicités

Read Full Post »

Nouvel présentation d’un éditeur rencontré dans le cadre du dernier Salon du Livre : Finitude. Cette maison d’édition de fait, car jamais officiellement créée, sévit malgré tout depuis 2002 autour d’une librairie ancienne de la région bordelaise et approche tranquillement d’une première centaine de parutions. Rencontre avec Thierry Boizet.

.

.

Parutions 2011 :
Raphaël Sorin, Les Terribles (parution prévue le 19 mai)
Capharnaüm
(revue) – n°2 (parution prévue le 19 mai)
Alfred Eibel, De passage à Paris (paru le 15 avril)
Julio Ramon Ribeyro, Proses apatrides
Emmanuelle Pol, L’Atelier de la chair
Jossot, Le fœtus récalcitrant
.

Et pour poursuivre :
La Bibliothèque Forney (1 rue du figuier – 75004 Paris) accueille jusqu’au 18 juin, la première rétrospective consacrée à Jossot, génie de la caricature de la Belle Époque, notamment dans L’Assiette au Beurre. Portrait et diaporamas sonores plongent le visiteur dans l’œuvre de cet artiste inclassable.
Horaires : du mardi au samedi de 13h à 19h.

Read Full Post »

Poursuivant notre périple au dernier Salon du Livre (voir l’introduction en vidéo), nous voici avec les Éditions de l’Arbre vengeur et David Vincent, l’un de ses maîtres à penser, pour une petite présentation de cette maison, insolite et insolente.

.

.

Parutions 2011 :
Algernon Blackwood, L’Homme que les arbres aimaient
Marie NDiaye, Y penser sans cesse
Alain Gnaedig, L’Homme armé
Louis-Timagène Houat, Les Marrons
Rafael Pinedo, Plop
Éric Chevillard, L’Autofictif père et fils

Read Full Post »

Pour finir notre semaine consacrée à la maison d’édition montréalaise, Les Allusifs, entretien avec Brigitte Bouchard, sa fondatrice et directrice :
.

Les Allusifs fêtent cette année leurs dix ans. Cela semblait finalement avec le recul une assez bonne idée… Pourquoi se lancer à l’époque dans une telle aventure ?
Parce que je suis curieuse, aventurière et au moment de la création insouciante ! J’étais motivée à publier des œuvres littéraires du monde entier et depuis j’ai élaboré un catalogue de près de cent vingt titres, soixante-dix auteurs, de plus d’une douzaine de langues. Ça reste au quotidien une lutte permanente pour continuer ce projet mais c’est toujours aussi passionnant qu’au début. Publication après publication.

Qu’est-ce qui fait aujourd’hui l’identité des Allusifs ?
Je suis totalement en phase avec le projet de départ : des écritures fortes aux services des histoires. Je suis fascinée par les voix singulières que la richesse n’a d’égale que la multitude des horizons qu’elles donnent à lire.

Le format court est l’un de vos principes. Pouvez-vous nous expliquer ce choix ?
Au départ, je voulais piocher dans le vivier mondial  et trouver des auteurs qui ont écrit des romans courts, tels que Kawabata, Berberova, etc. Bref avec une écriture qui va à l’essentiel. C’est comme ça que j’ai découvert, il y a dix ans, le roman Amuleto de Roberto Bolano que j’ai publié en 2002. Ça m’a permis de découvrir des auteurs exceptionnels qui n’avaient jamais été publiés en France. Évidemment, j’ai dû mal à laisser partir mes auteurs s’ils écrivent un roman volumineux. Je les publie et ça devient des romans abusifs aux Allusifs ! Peu importe, l’important c’est la qualité du texte.

Vos auteurs ont des identités très fortes, humainement et littérairement. Cette identité est aussi importante que l’histoire qui est racontée ?
Cette identité fait partie intrinsèque de leur création et laisse une large place à la culture qui définit leurs valeurs humaines.

Quel auteur de votre catalogue est pour vous emblématique du travail de votre maison ?
Sylvain Trudel, Horacio Castellanos Moya, Svetislav Basara, Heloneida Studart. Je vais finir par tous les nommer ! (rires)

Votre catalogue a une partie internationale importante. Une manière de s’ouvrir sur le monde ?
Oui et de s’y fondre. Toutes ces voix insolites entremêlent des cultures et donnent des pistes de compréhension aux enjeux majeurs de notre société. Une série de variations qui offrent un regard sur notre époque, nos attitudes, notre environnement.

Même en ayant cette ligne de conduite. Y a-t-il des lectures qui vous ont vraiment surprises ?
Les lectures des auteurs serbes m’ont transformée tels que Svetislav Basara, Goran Petrovic, Vladan Matijevic. Ils prennent tous les risques et ne cèdent devant rien. Ils ont leur propre projet.

Versant visuel, 3/4 Polar, aujourd’hui Les Peurs. Pourquoi multiplier les collections ?
Pour mieux apprivoiser notre monde dans lequel on vit. Ça devient des enjeux stimulants même si, à chaque fois, il y a un risque de se perdre. Ce n’est pas pour autant une évasion mais plutôt une résistance, un défi à une époque qui manque de tolérance.

Pouvez-vous nous présenter cette dernière collection ?
La peur, c’est un thème qui me trotte dans la tête depuis des lustres car je trouve que nous sommes habités par toutes sortes de peurs et que la société les alimente en boucle. Au départ, je voulais publier un collectif et ce n’était pas si simple que tel auteur accepte de cohabiter avec tel autre. Pour autant, je ne voulais pas me débarrasser de ce thème et j’ai continué à vibrer avec cette idée en tête. C’est devenu ainsi une collection sur LES PEURS : un auteur, une peur, un livre. Le sujet m’apparaît encore plus porteur avec notre époque. L’effet de perspective joue aussi dû à l’importance des médias. Les livres seront de petit format, d’une centaine de pages. La collection commence avec un texte de  Pierre Jourde : La Présence qui traite de la peur des maisons vides ou plus largement la peur du vide et Daniel Bélanger, un auteur-compositeur interprète très connu au Québec signe Auto-Stop qui traite de la peur d’exister. Tous les sujets sont possibles : la mélancolie, l’humiliation, la violence, la perte, l’abandon, l’amertume, la vengeance, la douleur, la drôlerie, le cynisme, l’amour… ; peut être présenté sous la forme d’un essai, d’un récit, d’une discussion… La littérature nourrit une réflexion sur le topo et l’auteur choisit son mode d’écriture. Des personnalités de différents domaines artistiques écriront dans cette série.

Quels sont les prochains projets des Allusifs ? Vos prochaines sorties ?
Bizango
, un texte d’un auteur québécois, d’origine haïtienne dans la collection ¾ Polar. Un thriller intriguant qui tient à la fois du polar, du fantastique et de l’étude de mœurs, nourri en filigrane par la suite des méditations du romancier Stanley Péan sur les thèmes de l’identité et de l’altérité, de l’appartenance culturelle, du poids du regard de l’Autre et de l’intégration des immigrants à nos sociétés contemporaines.

Une dernière chose à ajouter ?
Soyez curieux !

 

Voir aussi :
Critique de Amour d’Hanne Ørstavik (x)
Entretien avec Hanne Ørstavik, auteure norvégienne (x)
Entretien avec Aude Samarut, attachée de presse des Allusifs  (x)

Read Full Post »

Maison d’édition québécoise fondée en 2001 par Brigitte Bouchard, Les Allusifs proposent un catalogue de 80 romans courts où chaque auteur, voix singulière du monde littéraire, pose un regard différent sur son monde… sur le monde. Rencontre avec Aude Samarut, attachée de presse des Allusifs,  lors de la dernière édition du Salon du Livre.

.

.
Parutions 2011 :
Daniel Bélanger, Auto-Stop (parution prévue le 6 mai)
Stanley Péan, Bizango (coll. 3/4 polar) (parution prévue le 29 avril)
Pierre Jourde, La Présence (coll. Les Peurs)
Hanne Ørstavik, Amour (traduction du norvégien par Céline Romand-Monnier)
Mavis Gallant, L’Idée de Speck (traduit de l’anglais par Pierre-Edmond Robert)

Read Full Post »