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A 39 ans, Fabrice Colin est l’un des dignes représentants de la littérature fantastique et de science-fiction en France aujourd’hui, notamment lauréat de trois Grand prix de l’Imaginaire (pour Dreamericana, CyberPan et La Brigade chimérique). Littératures de genre, scénariste de bandes-dessinées, on le voit aussi trainer sur des styles plus traditionnels. Très prolifique, changeant régulièrement d’univers, on a pu le voir en mai dernier au côté du maître Michael Moorcock pour le quatre mains Elric : Les buveurs d’âme, paru au Fleuve Noir alors que sortait en début d’année Bal de Givre à New York chez Albin Michel, dangereuse quête d’identité d’une amnésique…

01.  A quoi rêviez-vous enfant ?
Je rêvais tout court : que des petits soldats étaient cachés dans mon plafond et préparaient une guerre totale, que je pouvais voler d’immeuble en immeuble au cœur d’une résidence assez bourgeoise de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), qu’une certaine fille accepterait de venir se promener avec moi au parc de Sceaux et que je serais un jour commentateur sportif. Tout ça a merdé, mais je ne désespère pas d’emmener un jour ma femme au parc.

02. Av(i)ez-vous des modèles ?
Vladimir Nabokov : inatteignable. Comme lui, j’aimerais vivre dans un hôtel suisse, chasser des papillons, écrire des chefs-d’œuvre et considérer la mort avec une indifférence songeuse.

03. Comment décririez-vous votre travail ?
Le slogan de mon compte twitter reste raisonnablement explicite : j’écris des histoires, j’essaie de ne pas en faire.

04. Et pour de vrai, vous faites quoi dans la vie ?
J’écris des romans, des nouvelles, des pièces de théâtre radiophonique, des scénarios de bande-dessinée, quelques articles, et je fais d’autres trucs intéressants dont il serait délicat et inutile de parler maintenant.

05. Quelle est votre actualité ?
Un thriller portant mon nom sort en février aux éditions Sonatine. Son titre est Blue Jay Way.

06. Quel est votre dernier coup de cœur artistique ?
Les 1000 automnes de Jacob de Zoet, de David Mitchell aux Éditions de l’Olivier.

07. Quel est le dernier cadeau que vous ayez fait ?
Un livre, sans doute – je ne sais à peu près offrir que cela.

08. Que sauveriez-vous des flammes d’un incendie ?
Une fois les gens à l’abri ? Il n’y a pas grand-chose à quoi je tienne et qui ne puisse être racheté dans l’heure. Les lettres d’amour écrites par ma femme, il y a douze ans.

09. Vous faites quoi demain ?
J’écris des trucs et des machins, je me rends en Vélib’ au pot de fin d’année d’un éditeur ami pour manger et boire gratis, puis je reçois des amis à dîner. How bobo is that ?

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Derrière le projet Inger se cachent la percussionniste suédoise Linda Edsjö et la chanteuse danoise Birgitte Lyregaard. Ce duo a eu un véritable coup de foudre pour l’écriture très musicale et structurée de la poétesse, romancière et essayiste, Inger Christensen (1935-2009) qui est considérée comme la plus grande écrivaine expérimentale danoise de sa génération. Une écriture pleine d’humour, de rythme, de sagesse et marquée par « les forces de la nature ». Un projet qui mêle compositions et improvisations aux textes de cet auteur, entre versions originales et traductions, faisant tomber les barrières entre musique des mots et celle des instruments donnant aux textes une saveur nouvelle. L’envie pour nous de rencontrer ses deux musiciennes scandinaves :
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L’enregistrement de cette vidéo a eu lieu au printemps 2011, avant donc le décès en juillet de Karl Ejby Poulsen, Directeur de la Fondation Danoise pendant 25 ans et traducteur de Inger Christensen.

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Linda Edsjö et Birgitte Lyregaard seront ces prochains jours dans diverses universités en Allemagne et en Suisse : Göttingen (14/11), Francfort (15/11), Bâle (21/11), Zurich(22/11), Fribourg (23/11). Elles travaillent également sur une création avec Jean-Jacques Birgé pour un évènement durant l’exposition L’Europe des Esprits au Musée d’Art Moderne de Strasbourg en janvier 2012, avant de se lancer dans l’enregistrement d’un album.

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Comment montre-t-on son amour ? Est-ce que le fait de dire je t’aime signifie encore quelque chose ou est-ce un mot devenu vide de sens ?

Vibeke et son fils Jon, vivent à l’extérieure d’une petite ville du nord de la Norvège, près d’un bois. Jon aura neuf ans demain et l’on peut suivre alors les « aventures » des deux protagonistes durant cette veille d’anniversaire. Jon laisse sa mère préparer la surprise, espérant avoir un train en cadeau, et sort vendre des billets de loterie puis jouer un peu dehors. Vibeke, loin de penser à cet évènement, passe sa journée à prendre soin d’elle,  oubliant peu à peu son fils… ou s’imaginant qu’il est en sécurité et, allant à la bibliothèque, elle se laisse attirer par la fête foraine, les forains, hommes d’un soir…

L’écriture joue sur la simultanéité : d’un paragraphe à l’autre on passe de la mère au fils, et inversement, demandant une attention toute particulière du lecteur. Une écriture qui joue également sur l’angoisse. Hanne Ørstavik manipule le potentiel dangereux des situations dans lesquelles elle nous entraîne, situations où toutes les conditions sont réunies pour que l’histoire dérape… Travail sur la peur. Jon, volubile, fait très souvent confiance aux inconnus (un vieux monsieur, une jeune fille de son école, le monsieur dans la voiture…) suivant les conseils de sa mère : « tout le monde  a un bon fond. »

La tragédie frappe toujours à la porte et certains voudraient sans doute que l’on parle de Vibeke comme d’une mère indigne, délaissant son enfant. Il s’agit peut-être simplement d’une mère célibataire qui, le temps d’une soirée, cherche à se retrouver elle-même, pensant que sa progéniture dort tranquillement à la maison…

Paru, il y a sept ans en Norvège, ce roman est devenu un incontournable, étudié en université, classé à la sixième place par le quotidien Dagbladet des romans les plus importants de ces 25 dernières années. Des évènements qui finalement tranchent assez avec l’atmosphère générale de ce roman, fait de silences, de temps suspendus, de sons étouffés et où un terrain de jeu enneigé, et la nuit, pourrait se révéler plein de dangers.

A suivre prochainement, un entretien avec Hanne Ørstavik.

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Après quelques problèmes de montage, voilà enfin notre balade au Salon du Livre, dont l’édition 2011 s’est déroulée du 18 au 21 mars dernier. Vidéo d’introduction avant une petite série de portraits d’auteurs et de maisons d’édition qui ponctueront tout le mois d’avril.

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