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Posts Tagged ‘Centre Pompidou’

À aujourd’hui 82 ans, Yayoi Kusama a déposé sa marque de fabrique unique et avant-gardiste : les petits pois.

Habitée par des hallucinations visuelles depuis l’enfance, elle reproduit ses visions colorées et sphériques dans des motifs récurrents et polymorphes. Sculptures, installations, dessins et vidéos, mais aussi des performances sur des corps humains comme en 1968 sur le pont de Brooklyn en protestation contre la guerre au Vietnam. À cette même époque elle produit un film avec Yuld Yalkut « Kusama’s Self-Obliteration » qui deviendra un film expérimental culte (voir sur youtube, parties 123).

Sa souffrance psychopathologique la pousse a se faire interner volontairement dans un hôtel psychiatrique à Tokyo, en 1973, et où elle demeure encore aujourd’hui. Elle se lance alors dans une production prolifique de dessins et rejoint le mouvement post-surréaliste japonais. Des métaphores sexuelles apparaissent dans ses œuvres, sous formes de sculptures et d’installations déclinées dans diverses matières comme le tissus ou les ballons.

En 1978, son roman autobiographique « Manhattan Suicide Addict » (disponible aux Presses du Réel) nous livre sa sensation de grande fragilité et du peu de légitimité du milieu artistique new-yorkais. C’est dans les années 80 que la reconnaissance commence à résonner pour Yayoi, Andy Warhol lui même se dit impressionné par ses principes sériels. Les expositions s’enchaînent. En France, Yayoi Kusama est reconnue comme une pionnière dans sa dimension performative et s’expose au Musée des Beaux-Arts de Calais puis de Dole.

Aujourd’hui cette petite femme aux petits pois pleins la tête continue de décliner son motif obsessionnel sur tous les supports issus de notre culture de masse : bus, téléphones portables, télévisions. Ses installations de miroirs gigantesques multiplient son « corps pois » à l’infini, pour nos yeux et la surface du monde.

Le Centre Pompidou à Paris propose jusqu’au 9 janvier 2012 une rétrospective de son œuvre.

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Jusqu’au 1er novembre, le Centre Culturel de Serbie accueille les œuvres de Slavimir Stojanović (FUTRO) pour une exposition intitulé Never Boring. Ce designer et graphiste né en 1969 à Belgrade, lauréat d’innombrables prix dans ces deux activités, travaille également à des projets plus personnels, traduction des peurs de ses contemporains, entre décalage et humour noir.

Sont ainsi présentés sur les trois niveaux de la galerie située juste en face du Centre Pompidou (qui dispose d’ailleurs de quelques pièces du serbe dans ses collections), affiches, panneaux de signalisation, objets, enseignes publicitaires et quelques installations où prime l’absurde. Un peu comme si les Monty Python s’étaient lancés dans la réclame… « Attention, peur dans 20 secondes ! » Le slogan utilisé comme arme de propagande du rire… et de la réflexion.

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