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Posts Tagged ‘Café de la Danse’

Repéré par Manu Katché (via sa structure Capture), Alan Corbel a lancé son premier album via ventesprivees.com, étrange et nouvelle manière de lancer sa carrière. Pour autant pas de la musique au rabais au programme. Luthier de formation, il a pourtant fait ses premières armes sur scène avec les slameurs Les Triporteurs de Mots, puis travaille jusqu’en 2008 avec la violoncelliste Soazig Le Lay (The Milk) sur le projet Megalux. De cette époque, une affection profonde pour la folk que l’on retrouve dans ses « Dead Men Chronicles », ballades souvent romantiques et mélancoliques qui vont la part belle aux mélodies soignées et aux arrangements délicats. Un songwriting dans une pure tradition anglo-saxonne, confié aux mains expertes de Jean-Baptiste Bruhnes et aux oreilles exigeantes de Bertrand Belin. Bref, un tas de bonnes raison pour lui proposer une Interview automatique, tout en vous recommandant chaudement ce premier opus :

01. A quoi rêviez-vous enfant ?
Je garde très peu de souvenirs de mon enfance. Si je ne m’en souviens pas je devais sûrement rêver d’ailleurs.

02.    Av(i)ez-vous des modèles ?
Pas vraiment de modèle, non. Des influences certainement mais je me nourris plus des rencontres que je fais tous les jours que de grands hommes avec qui je n’ai jamais échangé un mot. A l’adolescence, les posters dans ma chambre sont passés de Magic Johnson à Jimmy Hendrix en passant par Rob Machado pour finir avec un plan de violon d’Antonio Stradivari !

03. Comment décririez-vous votre travail ?
L’écriture et la musique sont avant tout des passions. Mais ce sont des passions dévorantes qui prennent vite le pas sur le reste et qui vous demandent de cesser toute autre activité sur des périodes données, parfois de façon soudaine. C’est un mode de vie qui me correspond parfaitement car je n’aime pas faire la même chose ou rester au même endroit très longtemps. Vivre de son « art » quel qu’il soit me semble être surtout un énorme privilège. Je pense qu’il faut quand même adopter une certaine discipline en écrivant de façon régulière, quitte à ce que les pages noircies finissent à la poubelle (ce qui est le cas le plus souvent). Rares sont les chansons qui naissent en cinq minutes pour ma part.

04. Et pour de vrai, vous faites quoi dans la vie ?
Vouloir vivre de ma musique est devenu pour moi assez vite synonyme de faire beaucoup d’autres choses pour payer mon loyer et remplir mon réfrigérateur. Je suis luthier de formation mais je n’ai jamais fait ce métier de façon professionnelle. Je suis tour à tour cuisinier, serveur, bricoleur, assistant décorateur…

05. Quelle est votre actualité ?
Mon premier album est sorti en octobre sur le site venteprivee.com pendant une période d’exclusivité de trois semaines. J’attends maintenant la sortie dans les bacs prévue le 6 février 2012 et un concert à cette occasion le 9 février au Café de la Danse à Paris.

06. Quel est votre dernier coup de cœur artistique ?
J’ai toujours un livre avec moi et dernièrement j’ai beaucoup ri en lisant La lamentation du prépuce de Shalom Auslander et je me suis régalé avec le dernier livre d’Arnaud Cathrine : Nos vies romancées. En musique, je pense à Other Lives. Et pour accompagner un livre et un bon album, une bouteille de P’tit Rouquin primeur 2011 de chez Olivier Lemasson, vigneron nature !

07. Quel est le dernier cadeau que vous ayez fait ?
Un livre. J’aime beaucoup fouiner chez mon libraire et partager mes coups de cœur littéraire.

08. Que sauveriez-vous des flammes d’un incendie ?
Ma peau pour commencer ! Et très certainement un cadre avec une reproduction du Violon d’Ingres de Man Ray qui appartenait à mon amie Soaz.

09. Vous faites quoi demain ?
Un feu de cheminée en écoutant un 33 tours d’Elliott Smith qu’un ami vient de m’offrir pour mes 30 ans. Et peut-être ouvrirai-je une bouteille du breuvage précédemment cité…
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Depuis la rentrée, Ornette enchante les ondes, les platines et playlists du net avec son album « Crazy ». Ancienne claviériste d’Alain Bashung, Arthur H ou Peter Von Poehl, Bettina Kee vole désormais de ses propres ailes et dévoile des chansons pop, entre un groove frais et une sensibilité vraie, celle-ci multiplie les atmosphères (rock’n’roll, samba, jazz, électro…) sans pour autant se perdre. Hier soir, celle-ci entamait au Café de la Danse sa tournée d’automne, l’envie pour nous d’en savoir un peu plus, le temps de l’Interview automatique.

01. A quoi rêviez-vous enfant ?
D’abord à être Petit Rat de l’Opéra avec un super tutu très grand, faire des pointes et porter des robes qui tournent mais assez rapidement j’ai voulu être pilote de chasse parce que prendre l’avion c’est super et les nuages c’est beau.

02. Av(i)ez-vous des modèles ?
Snoopy & Woodstock, une amitié que rien ne sépare.

03. Comment décririez-vous votre travail ?
Je fais de la musique, ce qui comprend un pack d’activités diverses et variées (écrire, jouer, chanter, arranger, s’occuper de mon pédalier d’effet, réparer mes claviers vintage, etc..)

04. Et pour de vrai, vous faites quoi dans la vie ?
Je cours après le temps.

05. Quelle est votre actualité ?
J’ai sorti un disque le 26 septembre dernier, j’en fais la promotion quotidienne et depuis hier, j’ai un joli début de tournée.

06. Quel est votre dernier coup de cœur artistique ?
En littérature, « The Particular Sadness Of Lemon Cake » d’Aimee Bender ; en musique, le dernier album de St Vincent ; au cinéma, je n’ai pas encore vu « Drive », je suis désolée c’était complet quand j’ai voulu y aller. (Pour de vrai « Sound Of Noise » de Ola Simonsson et Johannes Nilsson.)

07. Quel est le dernier cadeau que vous ayez fait ?
Un collier de la créatrice Titlee et le livre de recette de Rose Carrarini aka Rose Bakery, les 30 ans d’une amie.

08. Que sauveriez-vous des flammes d’un incendie ?
Ça m’est déjà arrivé. Rien, j’ai pris mes clés.

09. Vous faites quoi demain ?
Je voudrais aussi passer au BHV chercher une bombe rose fluo pour bomber le pied de mon Wurlitzer et acheter des cotillons pour faire la fête mais je pense que je n’aurais jamais le temps.
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Des cloches résonnent chez vous. Ce n’est pas l’église d’à côté qui fait des siennes mais bel et bien le nouvel opus de Kwoon qui vient de se mettre en branle. Machinerie théâtrale, comme le début d’un opéra-rock derrière lequel pourrait se cacher la Lovely Head de Goldfrapp… Ce projet de Sandy Lavallart, aujourd’hui quintet, poursuit son évolution vers une formule qui laisse de plus en plus d’espace au songwriting sans pour autant renier les origines post-rock du groupe dont les sonorités flirtaient alors avec Sigur Rós ou Syd Matters. Résolument plus rock (on les verra d’ailleurs, le 21 octobre prochain, ouvrir le concert de Mogwai à Athènes… oui, en Grèce), ces chansons atmosphériques n’en sont pas moins délicates comme ce Wark qui n’est pas sans évoquer les aventures sonores de Air pour le « Virgin Suicides » de Sofia Coppola, ou The Last Trip of a Drunken Man qui délaisse la distorsion et les effets pour la simplicité brute d’une ballade à la guitare acoustique.

Vous l’aurez compris ce 6-titres (qui propose d’ailleurs une version alternative de l’incontournable I Lived on the Moon avec violoncelle) s’inscrit parfaitement dans le développement de ce groupe qui, sans faire de redites et de faux-pas, arrive toujours à séduire et à nous faire vibrer. Voici un titre pour vous en convaincre.

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Parti sur les routes européennes pour une jolie tournée, Kwoon sera de retour en France à partir du 28 pour trois dates exceptionnelles à Paris (Café de la Danse), Nantes (Le Ferrailleur) et Cherisay (Le Labo Sonore).

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