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Archive for the ‘Concerts’ Category

IN-SECT.tv est toujours en dormance mais vous pouvez retrouver les chroniques disques de Matthieu B. Michon sur le site EMERGENZA.net.

Alors vous savez ce qu’il vous reste à faire !!!

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Mirel Wagner a 23 ans. Née en Ethiopie, elle vit désormais en Finlande. C’est tout ce que je sais. J’écoute son album en boucle depuis que je l’ai découvert, il y a trois mois. Je suppose à la vue de ses textes que sa vie a été semée d’embûches.

Une trentaine de personnes a pris place dans la Galerie Ecotone de Vendôme. Assise en tailleur, comme tout le monde dans la salle, j’attends dans un silence religieux.

« Hello, I’m Mirel Wagner ». Avec cette phrase d’introduction, hommage volontaire ou inconscient à notre adoré Johnny Cash, Mirel Wagner pose le décor. Comme lui, elle est habillée en noir. Une sobre présentation suivie d’un concert de 45 minutes sans fioritures, sans effets et sans performance scénique particulière. Pas un mot entre les morceaux, autres que les siens lorsqu’elle donne le titre, consciencieusement, presque scolairement tous les deux morceaux, celui qu’elle vient d’interpréter et celui qui va suivre. Et peu importe qu’elle communique verbalement avec son auditoire puisque la communion se joue ailleurs.

Avec sa guitare et des textes d’une intensité incroyable, Mirel Wagner parle d’enfance, d’histoires d’amours contrariées et de mort. Elle parvient à synthétiser la folk américaine et son « story telling » contemplatif des grands espaces, avec la noirceur des thèmes du blues, et la transe du gospel et des musiques tribales. Son chant monotone, dans le sens où il ne se laisse jamais aller à des explosions lyriques, est entêtant, répétitif et presque hypnotique. Elle garde un contrôle total sur son interprétation, tout en semblant vivre une expérience intérieure d’une grande intensité : elle ferme les yeux en chantant, laissant apparaître le blanc de ses yeux dans de petites secousses épileptiques. Elle sourit également à la fin des morceaux, comme si elle était reconnaissante d’avoir pu les interpréter jusqu’au bout. Sa performance, a priori simple et dépouillée, charrie une immense émotion qui ne passera à aucun moment par la démonstration technique.

On pourrait être tenté de penser qu’elle ne s’est finalement « pas foulée » devant son absence d’interaction avec le public et la reproduction impeccable et sobre de son album (+ deux inédits). La question est plutôt de savoir ce que l’on attend des artistes que l’on vient voir en concert. Une fidèle interprétation d’un album ? Une ambiance ? Une performance ? De l’émotion ?

Elle a cette qualité admirable d’assumer sa timidité et la nature de sa prestation. Elle impose le calme et le silence qui inspirent le respect et la sympathie. Son concert est simple. Son interprétation peut être encore trop centrée sur elle-même gagnerait à s’extérioriser vers le public et on sait qu’elle pourrait nous faire terriblement vibrer lors de quelques envolées magnifiques qu’elle laisse s’échapper. Lâcher prise immédiatement suivi d’une reprise de contrôle. Un petit sentiment de ne pas aller au bout, de frustration dans le partage de l’émotion, voilà le (seul) point faible qu’il faudrait à mon sens retenir de ce concert.

Par contre je vous invite à acheter cet album merveilleux, adulé par la critique (elle a fait son entrée sur Pitchfork le jour du concert) en version vinyle, parce qu’il est blanc et donc beau et précieux.
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Groupe néerlandais régulièrement récompensé dans son pays, Moss sera demain aux Primeurs de Massy avant de jouer aux Transmusicales de Rennes le 2 décembre prochain, et de revenir sur notre sol à partir du printemps 2012 (les programmateurs seraient bien inspirés…). L’occasion de découvrir sur scène le rock mélodieux et magnétique de leur second album « Never Be Scared/Don’t Be A Hero », dans une veine qui n’est pas sans rappeler certains groupes scandinaves comme Kent ou Kashmir, mais également Coldplay ou Grandaddy… l’énergie en plus ! Ce disque est en écoute libre, alors n’hésitez pas !
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Deuxième journée

Il ne fallait pas être en retard, car tout a commencé sur les chapeaux de roues. Trois italiens et un bassiste d’origine coréenne représentants… la Suède car vivant à Göteborg. Un phénomène qui illustre d’ailleurs assez bien l’esprit Emergenza. Un rassemblement d’amoureux de la musique, musiciens et professionnels, presque une famille qui évolue bien loin de l’esprit de chapelle que l’on rencontre si souvent, ici et là. Enfin bref…

Emmecosta pratique un rock aux structures alambiquées, une musique cérébrale qui garde pourtant une véritable spontanéité. A l’instar de groupes comme Radiohead, Muse ou Coldplay (j’ai bien conscience que le fait de mettre ces deux derniers groupes avec le précédent fera bondir les puristes…) ou du chanteur italien des années 70, Lucio Battisti (référence clairement revendiquée), on sent vibrer chez ces jeunes garçons l’amour des mélodies finement ciselées et le désir de sortir des sentiers battus. Pour simple exemple les circonvolutions, chargées de delay, du guitariste Alfonso Fusco qui feront tourner bien plus d’une tête. Vous l’aurez compris, Emmecosta fait partie de mes coups de cœur de cette édition.
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Emmecosta © Michael Herdlein

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La suite marque clairement un creux dans cette journée. Si les irlandais de Kerouac réaliseront la prestation la plus musclée de ce festival, l’ensemble reste malheureusement assez linéaire. On est pourtant encore bien loin de l’ennui que l’on éprouvera à l’écoute des allemands de Café Jazz et leur fusion jamiroquailleuse dans une version teutonne… qui plaira néanmoins à une partie du public. Les biélorusses du No Comment Band séduiront par le charme et le décalage très 80’s de leurs chansons, quand
Cours Toujours (Canada) en acoustique aura du mal à se tirer du piège de la scène en pleine air, enchaînant les approximations. Le jury technique remarquera néanmoins le talent de Laurianne Vézina, prix de la meilleure chanteuse.

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Aaron Gaffey / Kerouac © Michael Herdlein

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Mais cette deuxième journée allait se terminer par un tout autre niveau. Tout d’abord avec les toulousains de Ruby Cube qui malgré leurs seize ans enchaînent les tubes avec une insolence déconcertante. Dans la droite lignée de Two Door Cinema Club, et sans avoir à rougir de cette comparaison, leur rock à danser en fait se trémousser plus d’un dans la terre boueuse de Taubertal, récoltant l’approbation aussi bien d’un public enthousiaste que du jury (3e place et meilleur guitariste). On attend avec impatience un premier enregistrement digne de ce nom; ne les ratez pas, en tout cas, sur scène si vous en avez la possibilité !!!

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Ruby Cube, rois de la moustache © Michael Herdlein

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Une dernière journée qui se termine en fanfare avec Envy, non pas le groupe de screamo japonais qui sera de retour en France le 21 octobre prochain à la Maroquinerie, mais un collectif de hip-hop norvégien de dix musiciens et chanteurs. Tout juste signé par Universal dans son pays, on voit bien que le groupe ne joue pas dans la même catégorie. Professionnels dans un set réglé comme du papier à musique, techniquement souvent impeccable, flows assurés, on regrettera malgré tout un manque d’originalité et l’absence de prise de risque. C’est propre mais ça ne fait pas avancer grand chose. Le jury sera pourtant convaincu du contraire le déclarant grand vainqueur de cette édition…

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Envy (Norvège) © Michael Herdlein

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Troisième journée.

Ce dernier jour ne changera rien au classement final déjà fortement pressenti. Le temps est superbe et fait oublier les caprices des jours précédents. Les slovaques de Downhill savent sans conteste s’accommoder d’une scène de taille conséquente, dans un rock plutôt testostéroné, qui flirte avec le métal. Malheureusement cela ressemble surtout à de la gonflette pour le moment, mais le groupe pourrait bien faire mal en affinant son songwriting. Des défauts également pour les espagnols de Cyrene qui, malgré l’efficacité de leur power rock et leurs belles gueules, avaient l’air un peu absent sur la scène. Les néerlandais de Knucklesoffrisco terminent enfin ce tour du monde musical par un set tout à fait correct, empochant le prix du deuxième meilleur guitariste.

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Adrià Marva / Cyrene © Michael Herdlein

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Au final, une remise des prix plutôt enjouée, même si saluée par des trombes d’eau (les fameuses giboulées du week-end du 15 août…) et quelques vraies belles rencontres : Ruby Cube, S.H.E. ainsi que LSD on CIA, Emmecosta et LeBelle que l’on retrouve dans cette série d’interviews réalisées backstage par l’équipe d’Emergenza…

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Voici enfin mon classement (assumé !) comme membre du jury principal :
rang            points            nom                                         pays
01 (04*)      63                  S.H.E.                                       Japon
02 (03)        59 (49**)       RUBY CUBE                              France
03 (06)        52                  EMMECOSTA                             Suède
04 (02)        50                  LSD ON CIA                              Danemark
05 (01)        46                  ENVY                                        Norvège
06 (05)        44                  LEBELLE                                   Australie
07 (10)        42                  NO COMMENT BAND                 Biélorussie
08 (12)        38                  FILTHY WHISKY                         UK
09 (18)        36                  FOOS                                        Italie
10 (16)        34                  PROFESSOR GRABOWSKI         Allemagne
11 (09)        32                  RAG DOLLS                               Suisse
12 (13)        30                  MATHIEU NEIL                          France
12 (15)        30                  KEROUAC                                 Irlande
14 (11)        28                  DOWNHILL                               Slovaquie
14 (14)        28                  KNUCKLESOFFRISCO                Pays-Bas
16 (17)        26                  CYRENE                                    Espagne
16 (07)        26                  CAFE JAZZ                                Allemagne
18 (08)        20                  COURS TOUJOURS                   Canada
* classement général final
** résultat officialisé…

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Depuis 1992, Emergenza propose aux groupes émergents (d’abord en Italie, puis en France et, depuis, un peu partout sur le globe) de faire leurs armes sur de grandes scènes et tenter de décrocher la timbale de meilleur groupe de l’année, d’abord dans leur pays puis dans une grande finale internationale. Depuis quelques années, celle-ci se déroule en Allemagne, à Rothenburg ob der Tauber (petite ville fortifiée de la Renaissance), lors du Taubertal Festival.

Pour cette nouvelle édition, 18 groupes représentant 16 pays s’affrontaient sur trois jours dans ce qui pourrait s’apparenter à une version moins varièt’ de l’Eurovision, même si Japon, Australie et Canada faisaient aussi partie de l’aventure. 11 jurés, issus du monde de la musique (producteurs, managers, etc.) dont votre serviteur, répartis en deux panels, artistique et technique, avec pour objectif de désigner un grand lauréat et répartir divers prix à ces groupes prometteurs. Ou, pour ces derniers, comment convaincre en 30 minutes.

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Le Jury © Michael Herdlein

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La tendance avait déjà été pressentie à Paris, le rock n’est pas mort, bien au contraire. Sur les restes de Muse, Interpol et des Strokes, ravivés une première fois par Bloc Party, Arctic Monkeys puis ces derniers temps par des groupes comme Two Door Cinema Club, on retrouve majoritairement chez ces jeunes l’envie de faire danser sur des guitares bien tranchées et des rythmiques appuyées.

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Première journée

Si ce premier jour commence sans plus d’excitation, avec le blues rock de Professor Grabosky (Allemagne), le rock de Filthy Whisky (UK) ou la pop folk de Mathieu Neil (France), c’était sans compter sans la folie salvatrice des japonais de Struggle-Head, Emergence. Rock puissant et millimétré, légèrement métallisant, qui garde pourtant une évidente saveur pop que seuls nos amis nippons sont capables de pratiquer. Une chanteuse-guitariste au sourire communicateur malgré ses trois mots d’anglais, un bassiste bondissant, un guitariste aussi discret que virtuose sur son instrument et un batteur des plus percussifs font, pour moi de ce groupe, la claque de cette édition.
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S.H.E. © Michael Herdlein

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Difficile de monter sur scène ensuite. Pourtant le rythme ne retombe pas avec les danois de LSD on CIA. Un rock ultra-énergique qui célébre la rencontre d’Arctic Monkeys et de Queens of the Stone Age. La voix de Mikkel Konyher n’est pas sans évoquer les mutations d’un Matthew Bellamy (Muse) alors que sous son jeu de guitare laisse poindre une affection pour Sonic Youth. Le punch guerrier de Troels Dankert à la batterie et la fougue frustrée de Piotr Fronek, pour cause de cheville cassée, à la basse offrent à ce groupe une section rythmique des plus excitantes. Cette blessure, n’aura d’ailleurs pas empêché ce jeune garçon de montrer, même sur une chaise à roulettes, son efficacité puisqu’il récoltera le prix du meilleur bassiste.
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LSD on CIA © Michael Herdlein

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Dans une veine similaire et un peu plus musclée, les italiens de F.O.O.S font plutôt bonne figure et leur dernière place au classement général semble bien sévère. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les suisses de Rag Dolls savent comment écrire de bonnes chansons pop-rock, il est malheureusement dommage que celles-ci donnent toujours l’impression d’être celles d’un autre groupe. Un peu d’authenticité ne leur ferait pas de mal.
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Foos © Michael Herdlein

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Puis, un peu comme par magie, cette première journée se termine en forme de parenthèse, une respiration au milieu des guitares saturées. Les australiens de LeBelle investissent le plateau, trois garçons et une très jolie jeune fille longiligne dont la voix s’élève sur Taubertal comme un enchantement. Un timbre qui rappelle ceux de Tori Amos ou Kate Bush mais qu’on ne s’y trompe pas, même si l’ambiance est plus posée, il s’agit bien là encore de rock. Brent, Mitchell et Jay qui revendiquent dans leurs influences aussi bien Coldplay que Tool… ont une assurance de jeu qui fait plaisir à voir. Un joli moment, que nous vous proposons de découvrir le temps d’un clip, en attendant la suite de ce compte-rendu, dès demain !

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Sorti l’année passée aux États-Unis, « Wild Go », deuxième album de Dark Dark Dark pourrait bien permettre à ce groupe américain d’émerger de l’ombre, dans nos contrées, avec une « folk de chambre » qui n’est pas sans rappeler l’univers de Beirut, dans une version plus intimiste. Après quelques dates fin 2010, DDD revient en France en mars, pour une jolie petite tournée (voir dates ci-dessous) en attendant la sortie officielle de l’album en France, le 25 avril prochain (Melodic/La Baleine). L’occasion pour nous de vous présenter l’entretien que Nona Marie Invie et Marshall LaCount nous avaient accordés le 10 novembre dernier, juste avant de monter sur la scène de Glaz’Art.

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Dark Dark Dark en tournée en France du 17 au 26 mars 2011 :
17/03 – Roubaix (La Cave aux poètes)
18/03 – Laval (6/4)
19/03 – La Roche sur Yon (Le Fuzzyon)
20/03 – Combrée (Au Lavoir de Combrée)
21/03 – Toulouse (Le Théâtre de Garonne)
22/03 – Bayonne (Le Microscope)
23/03 – Niort (‘Festival Nouvelles scènes’)
24/03 – Paris (midi) (festival Chorus des Hauts-de-Seine, Magic Mirror la défense)
24/03 – Paris (soir) (Le Café de la danse) w/ Matt Elliott
25/03 – Annecy (Le Brise Glace)
26/03 – Dijon (Le Consortium)

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Longtemps duo, Pollyanna, artiste folk à qui l’on doit deux albums très agréables, « Whatever They Say I’m a Princess » (Eglantine Records, 2004) et « One Concrete » (Waterhouse, 2008), expérimente depuis le début de l’année de nouvelles formules, multipliant les expériences, permettant ainsi au public qui la suit sur scène de redécouvrir son répertoire habillé de nouveaux atours. L’occasion pour nous d’en savoir un peu plus sur cette nouvelle expérience à la veille d’une nouvelle date à La Loge et d’une tournée en Allemagne.

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Prochaines dates :
09/12 – Hanovre (Gig Lindenà)
10/12 – Bremerhaven (Passage Kino)
11/12 – Brême (Sendesaal Bremen) + The Johnny Parry Trio
12/12 – Hambourg (Astrastube)
13/12 – Buxtehude (Café Belvedere)
14/12 – Hambourg (Consortium)
15/12 – Oldenbourg (Polyester)
16/12 – Berlin (Zimmer 16)
17/12 – Delmenhorst (Kerem Kultur Kneipe)
18/12 – Hambourg (Mobile Blues Club)
07/01 – Paris (La Loge)

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