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Archive for the ‘Livres’ Category

Nouvel présentation d’un éditeur rencontré dans le cadre du dernier Salon du Livre : Finitude. Cette maison d’édition de fait, car jamais officiellement créée, sévit malgré tout depuis 2002 autour d’une librairie ancienne de la région bordelaise et approche tranquillement d’une première centaine de parutions. Rencontre avec Thierry Boizet.

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Parutions 2011 :
Raphaël Sorin, Les Terribles (parution prévue le 19 mai)
Capharnaüm
(revue) – n°2 (parution prévue le 19 mai)
Alfred Eibel, De passage à Paris (paru le 15 avril)
Julio Ramon Ribeyro, Proses apatrides
Emmanuelle Pol, L’Atelier de la chair
Jossot, Le fœtus récalcitrant
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Et pour poursuivre :
La Bibliothèque Forney (1 rue du figuier – 75004 Paris) accueille jusqu’au 18 juin, la première rétrospective consacrée à Jossot, génie de la caricature de la Belle Époque, notamment dans L’Assiette au Beurre. Portrait et diaporamas sonores plongent le visiteur dans l’œuvre de cet artiste inclassable.
Horaires : du mardi au samedi de 13h à 19h.

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Poursuivant notre périple au dernier Salon du Livre (voir l’introduction en vidéo), nous voici avec les Éditions de l’Arbre vengeur et David Vincent, l’un de ses maîtres à penser, pour une petite présentation de cette maison, insolite et insolente.

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Parutions 2011 :
Algernon Blackwood, L’Homme que les arbres aimaient
Marie NDiaye, Y penser sans cesse
Alain Gnaedig, L’Homme armé
Louis-Timagène Houat, Les Marrons
Rafael Pinedo, Plop
Éric Chevillard, L’Autofictif père et fils

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Sans crier gare, Hanne Ørstavik est devenue il y a une dizaine d’années avec Amour l’une des grandes dames de la littérature norvégienne, séduisant par son exigence dans les mots… et les silences. A l’occasion de la sortie de ce roman dans nos contrées aux Allusifs (lire la chronique), nous avons pu nous entretenir avec elle, en français, lors de son passage au Salon du Livre.

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Bibliographie en français

Amour (Les Allusifs – 2011)
Rien que l’Arctique (6 pieds sous terre Editions – 2008) avec Pierre Duba
La Pasteure (Les Allusifs – 2008)
Un amour sous clef (Le Reflet – 2000)

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Comment montre-t-on son amour ? Est-ce que le fait de dire je t’aime signifie encore quelque chose ou est-ce un mot devenu vide de sens ?

Vibeke et son fils Jon, vivent à l’extérieure d’une petite ville du nord de la Norvège, près d’un bois. Jon aura neuf ans demain et l’on peut suivre alors les « aventures » des deux protagonistes durant cette veille d’anniversaire. Jon laisse sa mère préparer la surprise, espérant avoir un train en cadeau, et sort vendre des billets de loterie puis jouer un peu dehors. Vibeke, loin de penser à cet évènement, passe sa journée à prendre soin d’elle,  oubliant peu à peu son fils… ou s’imaginant qu’il est en sécurité et, allant à la bibliothèque, elle se laisse attirer par la fête foraine, les forains, hommes d’un soir…

L’écriture joue sur la simultanéité : d’un paragraphe à l’autre on passe de la mère au fils, et inversement, demandant une attention toute particulière du lecteur. Une écriture qui joue également sur l’angoisse. Hanne Ørstavik manipule le potentiel dangereux des situations dans lesquelles elle nous entraîne, situations où toutes les conditions sont réunies pour que l’histoire dérape… Travail sur la peur. Jon, volubile, fait très souvent confiance aux inconnus (un vieux monsieur, une jeune fille de son école, le monsieur dans la voiture…) suivant les conseils de sa mère : « tout le monde  a un bon fond. »

La tragédie frappe toujours à la porte et certains voudraient sans doute que l’on parle de Vibeke comme d’une mère indigne, délaissant son enfant. Il s’agit peut-être simplement d’une mère célibataire qui, le temps d’une soirée, cherche à se retrouver elle-même, pensant que sa progéniture dort tranquillement à la maison…

Paru, il y a sept ans en Norvège, ce roman est devenu un incontournable, étudié en université, classé à la sixième place par le quotidien Dagbladet des romans les plus importants de ces 25 dernières années. Des évènements qui finalement tranchent assez avec l’atmosphère générale de ce roman, fait de silences, de temps suspendus, de sons étouffés et où un terrain de jeu enneigé, et la nuit, pourrait se révéler plein de dangers.

A suivre prochainement, un entretien avec Hanne Ørstavik.

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Maison d’édition québécoise fondée en 2001 par Brigitte Bouchard, Les Allusifs proposent un catalogue de 80 romans courts où chaque auteur, voix singulière du monde littéraire, pose un regard différent sur son monde… sur le monde. Rencontre avec Aude Samarut, attachée de presse des Allusifs,  lors de la dernière édition du Salon du Livre.

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Parutions 2011 :
Daniel Bélanger, Auto-Stop (parution prévue le 6 mai)
Stanley Péan, Bizango (coll. 3/4 polar) (parution prévue le 29 avril)
Pierre Jourde, La Présence (coll. Les Peurs)
Hanne Ørstavik, Amour (traduction du norvégien par Céline Romand-Monnier)
Mavis Gallant, L’Idée de Speck (traduit de l’anglais par Pierre-Edmond Robert)

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Découvert un peu par hasard sur les conseils de Jérôme Attal que nous avons interviewé, il y a quelques temps à l’occasion de la sortie de son roman à tiroirs (voir l’interview), Folie furieuse, ce roman de Michael Chabon, prix Pulitzer 2001, est une véritable épopée pour ses deux héros. Sam(my) Clay et Jo(sef) Kavalier, deux cousins, l’un juif new-yorkais, l’autre pragois fuyant le nazisme, vont se lancer dans la création de l’Artiste de l’évasion, un personnage de comics, qui fera leurs beaux jours (et surtout ceux de leur éditeur) jusqu’à l’entrée des États-Unis dans la 2ème Guerre Mondiale.

L’un des intérêts du roman réside sans aucun doute dans la multiplication des genres littéraires qu’emprunte Chabon : aventure, ambiance new-yorkaise, milieu arty, épisodes de comics, histoire d’amour, guerre, initiation homosexuelle,  crise identitaire, évasion, solitude en milieu hostile… ; celui-ci ne perd pourtant jamais le fil et l’on suit, non sans plaisir, les extravagances romanesques de ces deux jeunes hommes sur une quinzaine d’années et quelques 850 pages qui séduiront bien plus que les seuls amateurs de bandes-dessinées made in USA !

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Serge Le Vaillant anime depuis quatorze ans les nuits de France Inter, avec l’émission Sous les étoiles exactement. Des rencontres sensibles avec ces individus qui font la culture (musiciens, interprètes, comédiens, écrivains, etc.) mais aussi un espace de découverte pour de nombreux jeunes groupes qui font souvent là leur première émission importante.

Co-auteur des Plus beaux manuscrits de la Chanson et d’une biographie de Brel (L’Éternel adolescent) en 2008, c’est enfin dans le domaine du roman que ce passionné de la création, s’adonne aujourd’hui. Un roman où l’on retrouve l’amour que porte Le Vaillant pour les gens.

Pourtant, rien de glorieux dans le monde qu’il nous dépeint. A peine à la retraite, Jean-Louis Boulard, routier de carrière perd à peu près tout dans un divorce qu’il n’a pas vraiment vu venir et retour vivre chez sa mère, surnommée la Guenon, femme de caractère que l’on voit depuis toujours tirer la langue sur les photos. Sauf ma mère est un retour sur les 62 années de Jean-Louis à travers les femmes de sa vie (sa femme, sa fille, sa belle-sœur et quelques autres…), tout en suivant ce nouveau quotidien…

De la lumière et beaucoup d’ombres, des portraits hauts en couleur qui ne sont pas sans rappeler le Mammuth qu’incarne Depardieu dans le film de Gustave Kervern et Benoît Delépine. Cette France populaire que même Jean-Pierre Pernaut ne montre pas… un peu perdue, un peu bancale, et qui se retrouve au Las Vegas pour boire quelques alcools maison estampillés « Pour les cons. »

A savourer sans modération.

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