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Archive for the ‘Animation’ Category

On ne présente plus le cinéaste Tim Burton, ce parfait héritier des surréalistes qui nous enchante par son univers largement influencé par Edgar Allan Poe. Son cinéma sans cesse revisité depuis « Pee-wee’s Big Adventure » et « Beetlejuice«  et plus récemment avec « Charlie et la Chocolaterie », « Big Fish » ou « Alice au Pays des merveilles » renverse régulièrement les codes cinématographiques et nous enchante par sa signature majestueusement onirique.

On oublie, par trop souvent, que ce conteur exceptionnel, ancien étudiant de la prestigieuse école de CalArt créée par Disney à Los Angeles, est aussi un graphiste et un photographe de génie. Vous serez donc sans doute étonné, à l’occasion de l’exposition qui ouvre demain à La Cinémathèque française et ce jusqu’au 5 août. Forte de son succès colossale aux États-Unis en 2010, cette grande présentation révèle aux spectateurs de véritables trésors : dessins, peintures, story-boards, maquettes, costumes, ainsi que des extraits de films super 8 et 16 millimètres de l’artiste. Vous passerez, comme par magie, dans l’envers du décor.

Il ne vous reste plus qu’à réserver vos billets en suivant le lapin blanc.
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Aujourd’hui sortait dans les salles Le Chat du Rabbin, adaptation de la bande dessinée qui a révélé Johann Sfar au grand public (900 000 exemplaires vendus). Celui-ci, en compagnie d’Antoine Delesvaux (sur la réalisation), sa compagne Sandrina Jardel (sur le scénario) et une équipe de 170 personnes, a passé quatre années pour que son dessin prenne finalement vie à l’écran.

Dans l’Alger des années 1920, le rabbin Sfar vit avec sa fille, Zlabya, et son chat qui se met à parler après avoir (on suppose et malgré ses démentis) avalé le perroquet de la maison. Le félin parle alors religion avec son maître et en vient à vouloir faire sa bar-mitsva, alors que sa croyance en Dieu est extrêmement relative…

Débarrassons-nous tout de suite de la 3D qui n’apporte strictement rien, si ce n’est pour son distributeur un réseau de diffusion sans doute un peu plus important… mais l’esthétique simple, voire un peu naïve, du trait a un charme réel qui ne gagne rien à ces effets de modernité.

A relecture, l’adaptation est plutôt très fidèle. On regrettera certains décalages bulles/images qui rendaient assez savoureuse la bande-dessinée, tout comme l’image figée donnait quelques instantanés très amusants dans les expressions des personnages, des animaux, qui conservaient dans la caricature, un côté très humain… très félin.

L’humour est souvent assez potache et c’est un problème finalement assez récurent chez Sfar qui est capable à la fois d’une grande subtilité et dans le même temps d’une certaine balourdise. Ce qui n’empêche pas de savoureux moments comme lorsque le chat fait croire à un rabbin qu’il est dieu incarné ou cette rencontre au Congo avec un journaliste belge raciste et son petit chien blanc qui prennent nos héros pour des sous-développés profonds…

Côté doublage, François Morel (Le Chat) est très Morel… sans doute arrivent-on à saturation dans le cabotinage. Quant à Hafsia Herzi, elle fait de Zlabya, une jeune fille assez irritante et immature. Chose qu’on n’imaginait pas forcément dans la version papier. Les voix de François Damien (Le Reporter), de Wojtek Pszoniak (Vastenov), Mathieu Amalric (Le Prince), etc. donnent du relief dans cette aventure entre foi, recherche de soi et périple à travers l’Afrique.

Au final, la déception est certaine, mais elle est une bonne introduction à l’univers de Sfar car si, on garde un sentiment de « peut mieux faire », un arrière goût d’inachevé, on a néanmoins passé un moment pas désagréable…

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