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Archive for the ‘Illustration’ Category

On ne présente plus le cinéaste Tim Burton, ce parfait héritier des surréalistes qui nous enchante par son univers largement influencé par Edgar Allan Poe. Son cinéma sans cesse revisité depuis « Pee-wee’s Big Adventure » et « Beetlejuice«  et plus récemment avec « Charlie et la Chocolaterie », « Big Fish » ou « Alice au Pays des merveilles » renverse régulièrement les codes cinématographiques et nous enchante par sa signature majestueusement onirique.

On oublie, par trop souvent, que ce conteur exceptionnel, ancien étudiant de la prestigieuse école de CalArt créée par Disney à Los Angeles, est aussi un graphiste et un photographe de génie. Vous serez donc sans doute étonné, à l’occasion de l’exposition qui ouvre demain à La Cinémathèque française et ce jusqu’au 5 août. Forte de son succès colossale aux États-Unis en 2010, cette grande présentation révèle aux spectateurs de véritables trésors : dessins, peintures, story-boards, maquettes, costumes, ainsi que des extraits de films super 8 et 16 millimètres de l’artiste. Vous passerez, comme par magie, dans l’envers du décor.

Il ne vous reste plus qu’à réserver vos billets en suivant le lapin blanc.
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Lorsque l’on parle de street-art, on pense plutôt aux héritiers du graff, du tag… pourtant aux fils des briques sont nés divers intervenants, au premier rang desquels Banksy ou Space Invaders, qui ont su diversifier les traits pour proposer de nouvelles formes et manières d’embellir nos villes. C’est le cas de Fred le Chevalier dont les personnages naïfs (noir, blanc et rouge) offrent à l’urbain une poésie certaine sous un collage à la sauvette. L’envie d’en savoir donc un peu plus sur cet illustrateur atypique, le temps d’une Interview automatique :

01. A quoi rêviez-vous enfant ?
J’étais amoureux d’Alexandre Dumas, de l’héroïsme, du bien contre le mal alors je rêvais d’être un homme bon, un homme faisant le bien. Concernant les rêves nocturnes j’étais souvent poursuivi, passant de lieux à d’autres, de mondes en mondes.

02. Av(i)ez-vous des modèles ?
Je ne crois pas vraiment. Je lisais beaucoup, des romans historiques, classiques, des contes, de la science-fiction (Herbert, Vance, Stefan Wul), des récits mythologiques et des auteurs de bande-dessinée classique comme Bilal, Druillet, Pratt, Toppi, Battaglia. Les Monty Pythons, Star Wars et les classiques de l’animation : « La Planète sauvage », « L’Orphelin de Perdide ». Si on mélange tout cela on trouve de l’héroïsme, des monstres bons ou mauvais, des épopées et des personnages à foison. Sorti de l’enfance je garde les mêmes en ajoutant une incursion dans la culture punk-hardcore, freaks, « Le Tambour » et une grande admiration pour le travail de quelques dessinateurs. Beatrice Myself est celle qui m’a donné envie de dessiner à nouveau, parce qu’elle crée des merveilles poétiques avec un trait tout simple.

03. Comment décririez-vous votre travail ?
Je fais du dessin, tout simple, avec un style naïf et un brin de poésie sous le nom de Fred le chevalier. Je décline un personnage avec quelques variantes, en noir et blanc illuminé par une touche de couleur. J’ai une palette technique très limitée mais un style que je crois assez personnel et surtout identifiable. Mes personnages évoluent, s’accompagnent de quelques symboles , d’animaux-monstres bienveillants, de mots le plus souvent porteurs d’optimisme. Ces dessins, j’ai pris pour habitude de leur offrir les murs pour supports. Je les agrandis, colorie , découpe et un pot de colle sous le bras je les dépose lors de mes ballades parisiennes. Leur durée de vie varie de quelques heures à plusieurs mois une fois déposés. J’aime cette façon de faire voyager mes dessins en allant vers l’autre, lui laissant la possibilité de construire son interprétation, en s’arrêtant ou pas devant eux.

04. Et pour de vrai, vous faites quoi dans la vie ?
Je suis dans l’éducation nationale, ce que je fais par passion s’apparente plus pour moi à « la vraie vie » que mon boulot salarié qui est un brin… pesant.

05. Quelle est votre actualité ?
Mon actualité elle se ponctue de dessins en cours suivis de leur collage dans la rue quelques jours après. Je récupère aussi sous quelques jours des sérigraphies sur sacs et papier que je présenterai à un marché de Noël sur Tours. Une première expo devrait aussi se faire dans moins d’une éternité.

06. Quel est votre dernier coup de cœur artistique ?
James Lee Burke. Un auteur de polar assez fascinant. Je crois malheureusement avoir épuisé en quelques mois tous ses romans. Ses livres se passent en Louisiane, entre ville et bayou. Ils sont hantés par le passé sudiste, le racisme, les relents d’alcool et de violence mal maitrisée qui submergent son personnage central, lui même confronté à moult personnes, mafieux, riches corrompus et femmes de cœur. L’écriture fait la part belle à la nature, à une certaine mélancolie et à des personnages fissurés.

07. Quel est le dernier cadeau que vous ayez fait ?
Je fais beaucoup mieux comme cadeau habituellement mais là c’était… Des yaourts à la fraise en forme de ballons de foot, de marque anglaise pour un copain fan du Barça et de ce sport.

08. Que sauveriez-vous des flammes d’un incendie ?
Je pleurerai mes livres, mes objets fétiches et je sauverai mon chat bien sûr.

09. Vous faites quoi demain ?
Le salariat me vole la matinée, l’après-midi repos et dessin, le soir repas avec une adorable amie dans mon resto préféré, Tien Hiang, restaurant chinois végétarien.

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Pour inaugurer véritablement ce blog, notre première série de vidéos tournera autour du Pied de Biche, librairie-galerie située 86 rue de Charonne dans le 11ème arrondissement de Paris, qui a sorti jeudi dernier, le premier recueil de nouvelles de Michel Villar : « La Femme-Ciseaux« . Rencontre donc dans la semaine avec Tiffany Khalil, maîtresse des lieux, le canadien Louis Bouvier qui exposera du 16 septembre au 17 octobre prochain, Michel Villar et, pour ouvrir le bal, Alex Adieu qui a illustré cet ouvrage.

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