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Archive for the ‘Art contemporain’ Category

Catrin Welz-Stein a vécu et travaillé en Suisse, elle vit actuellement à Kuala Lumpur en Malaysie . Son univers enfantin et enchanté nous rappelle les contes que nos mères nous lisaient à la tombée de la nuit. Elle-même maman de deux enfants, elle avoue que « comme de nombreuses mères je suis devenue beaucoup plus émotionnelle et ouverte à autrui, et cela se ressent dans mon art« .

Ayant toujours été créative, et ce, dès son plus jeune âge, elle achève ses études au lycée et étudie le graphisme en Allemagne, puis travaille comme designer graphique pour diverses agences. Se sentant limitée dans ses prospections commerciales et professionnelles, elle expérimente alors pendant ses temps de loisir le mélange des supports et des matériaux graphiques. Elle commence des collages et des peintures retravaillés par l’art numérique. Elle se découvre dès lors une réelle passion pour le surréalisme, les contes de fées, le folklore, les temps médiévaux et l’art Nouveau qui sont au cœur de son inspiration.

Une grande partie de son travail est la recherche intensive d’illustrations ou de photos, pour lesquelles le droit d’auteur a longtemps expiré. De vieux livres, des magazines et Internet sont ses ressources principales. Une fois l’image choisie, celle ci sera transformée, assemblée avec d’autres images par procédé de collage numérique et retouchée jusqu’à ce que l’image originale ne soit plus reconnaissable. Ainsi naît une vision unique et entièrement nouvelle, fruit d’un mélange chargé d’histoires et d’âmes du passé, à laquelle elle ajoute toute la magie et la délicatesse de sa personnalité féerique et onirique.

Ne vivant malheureusement pas encore de son art, ses œuvres sont seulement visibles sur un panel de galeries virtuelles. Mais la dimension enchanteresse et romantique de ses œuvres vous transportera bien au-delà de votre écran d’ordinateur. Et cela en un seul « clic » de sa baguette magique.
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Il flotte dans l’air un parfum d’illusion avec Stephan Balleux. Son travail porté sur la perception picturale nous embarque dans un tour de prestidigitateur où les êtres et les choses apparaissent ou disparaissent, selon notre angle de vue.

L’artiste, né en 1974, sorti de l’académie des Beaux-Arts de Bruxelles et de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts d’Anvers, vit et travaille désormais à Berlin et expose un peu partout dans le monde, notamment à Bruxelles, Paris et également en Chine.

Son langage s’articule autours du concept du « médium de la communication ». Une image de la mémoire collective sera sujette à un détournement, une transformation et une mutation picturale qui sèmera alors un trouble, une sensation de flou ou une apparition, victime de dédoublement de la personnalité. La source peut être une de ses propres toiles redéfinie et transformée à l’infini, se retrouvant alors être l’objet de sa propre dénaturation, ainsi que  des images d’art ancrées dans  l’histoire et la société.

Ses tours de ‘passe-passe’ nous immergent dans un univers à plusieurs dimensions. La peinture n’est plus une surface plane mais un mouvement, une association d’images,  une succession de métamorphoses sombres et oniriques. Sujet que l’on a retrouvé  fortement dans l’une de ses dernières expositions; « Cipher », à Paris en 2008, à la galerie Think.21. Dans cette série d’œuvres, les figures décomposées se construisent, paradoxalement, une identité propre et nous poussent à nous questionner sur les possibilités cachées de la vision frontale d’une œuvre.

Longtemps concentré sur une palette de couleurs, aujourd’hui Stephan Balleux approfondit la magie du noir et blanc pour nous inquiéter un peu plus et faire de ses tableaux la véritable vision d’un univers parallèle, multidimensionnel, où se mélangent les époques et les identités.

Les choses vont et viennent, les visages se métamorphosent en d’autres visages et nous plongent dans une mise en abîme envoûtante et vaporeuse. Stephane Balleux est un magicien et nous, le lapin, qu’il sort de son chapeau.
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Le corps est un outil à qui l’ont peut faire subir des expériences extrêmes. Ce corps humain cloné, déformé, multiplié et réincarné est l’outil choisi et reconsidéré par Robert Gligorov pour explorer les positionnements politiques, sexuels et les pratiques de consommation de notre société.

Né en Macédoine en 1959, cet ancien acteur de film d’horreur vit et travaille désormais en Italie, l’esprit hanté par la mort et les mutations des corps. Acteur de ses propres scénarios il réalise, dans sa phase « héroïque », des performances, des installations, des vidéos et quelques sculptures se nourrissant de cette obsession  : la quête d’une nouvelle « peau »,  organique et inorganique, comme un entre-deux improbable parcouru de toutes les inquiétudes contemporaines. L’ère est aux supputations, aux hybridations de toutes espèces, aux mélanges des genres et à la mutation morphogénétique.

Ses photographies sont les plus explicites mises en scène de son principe d’attraction/répulsion. « Divina », la colombe blanche de 2007 s’oppose radicalement, par exemple, à ce « Self Portrait » bubonique de 1998. La mort, la maladie, les symboles politiques et les usages de sur-consommation sont également omniprésents et incarnent un parfum de scandale voué à l’anticonformisme. Et pour servir son art tout les matériaux possibles et improbables sont utilisés : peaux de volailles, animaux empaillés, armes, mannequins, corps humains, objets du quotidien ou lui-même. Ce manipulateur de la chaire et de ses extensions étire son art dans des discours ouverts et multiples.
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Entre images mortifiées et provocations sociologiques, son regard cynique, puissant et insidieux nous livre un subtil questionnement sur notre ère voué au pouvoir et tout en dénoçant sa dramatique déshumanisation. Une critique acerbe sur la mort et la vie en société à décortiquer vivement.

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Tokujin Yoshioka est né dans l’île de Kyu Shu, au Japon en 1967. Il est diplômé de l’école de design Kuwasawa à Tokyo en 1986. Cette même année, il rejoint l’artiste designer Shiro Kuramata et travaille pour le célèbre créateur Issey Myake. Il devient free lance en 1992 et crée son propre studio de design.

Son travaille se décline de l’ameublement aux installations, passant par l’architecture et le design pour de grandes marques prestigieuses : Shiseido, Muji, Nissan, Hermes, BMW, Peugeot, Cartier, et offre à leurs produits un écrin de lumière et la mise en valeur élégante de leur savoir faire.

Dans son art personnel, la lumière, la transparence, la pureté et le blanc sont ses sujets de prédilection. Dans ses installations, les reconstitutions de phénomènes naturels et célestes touchent à l’éblouissement. Des cristaux et des fibres, des particules fines et des matières transparentes illuminent et emplissent des espaces immaculés. Dans l’exposition de 2010, « Sensing Nature » au musée japonais Mori, il présente une installation dynamique « Snow » où dans un espace de 15 m de haut des kilogrammes de plumes blanches et légères sont soufflées partout et retombent lentement .

Soucieux d’être encore plus créatif en utilisant des matériaux parfois recyclés, il met au point un processus où il immerge une structure fibreuse dans un bain d’eau qui favorise la croissance naturelle des cristaux. On peut alors voir naître sous nos yeux une chaise en cristal « Venus ».  Ce sont ces éléments naturels qui inspirent le designer, il affirme par ailleurs « que le fait d’introduire dans la conception des principes et des mouvements de la nature deviendra quelque chose d’important dans l’avenir du design« .

Définissant lui même son travail comme « pouvant se résumer au design des sens » Tokujin est continuellement dans la recherche sensitive autours de formes précises et poétiques, éveillant nos sens et nous faisant vivre une réelle expérience de pureté. Un paradis blanc et lumineux respectant notre planète et notre humanité.
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À aujourd’hui 82 ans, Yayoi Kusama a déposé sa marque de fabrique unique et avant-gardiste : les petits pois.

Habitée par des hallucinations visuelles depuis l’enfance, elle reproduit ses visions colorées et sphériques dans des motifs récurrents et polymorphes. Sculptures, installations, dessins et vidéos, mais aussi des performances sur des corps humains comme en 1968 sur le pont de Brooklyn en protestation contre la guerre au Vietnam. À cette même époque elle produit un film avec Yuld Yalkut « Kusama’s Self-Obliteration » qui deviendra un film expérimental culte (voir sur youtube, parties 123).

Sa souffrance psychopathologique la pousse a se faire interner volontairement dans un hôtel psychiatrique à Tokyo, en 1973, et où elle demeure encore aujourd’hui. Elle se lance alors dans une production prolifique de dessins et rejoint le mouvement post-surréaliste japonais. Des métaphores sexuelles apparaissent dans ses œuvres, sous formes de sculptures et d’installations déclinées dans diverses matières comme le tissus ou les ballons.

En 1978, son roman autobiographique « Manhattan Suicide Addict » (disponible aux Presses du Réel) nous livre sa sensation de grande fragilité et du peu de légitimité du milieu artistique new-yorkais. C’est dans les années 80 que la reconnaissance commence à résonner pour Yayoi, Andy Warhol lui même se dit impressionné par ses principes sériels. Les expositions s’enchaînent. En France, Yayoi Kusama est reconnue comme une pionnière dans sa dimension performative et s’expose au Musée des Beaux-Arts de Calais puis de Dole.

Aujourd’hui cette petite femme aux petits pois pleins la tête continue de décliner son motif obsessionnel sur tous les supports issus de notre culture de masse : bus, téléphones portables, télévisions. Ses installations de miroirs gigantesques multiplient son « corps pois » à l’infini, pour nos yeux et la surface du monde.

Le Centre Pompidou à Paris propose jusqu’au 9 janvier 2012 une rétrospective de son œuvre.

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Jusqu’au 1er novembre, le Centre Culturel de Serbie accueille les œuvres de Slavimir Stojanović (FUTRO) pour une exposition intitulé Never Boring. Ce designer et graphiste né en 1969 à Belgrade, lauréat d’innombrables prix dans ces deux activités, travaille également à des projets plus personnels, traduction des peurs de ses contemporains, entre décalage et humour noir.

Sont ainsi présentés sur les trois niveaux de la galerie située juste en face du Centre Pompidou (qui dispose d’ailleurs de quelques pièces du serbe dans ses collections), affiches, panneaux de signalisation, objets, enseignes publicitaires et quelques installations où prime l’absurde. Un peu comme si les Monty Python s’étaient lancés dans la réclame… « Attention, peur dans 20 secondes ! » Le slogan utilisé comme arme de propagande du rire… et de la réflexion.

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C’est l’amour des sciences et des arts qui conduit le chemin de Julien Salaud, artiste très prometteur, que l’on a pu voir lors de l’exposition « Rituels » de la Fondation Ricard en juillet dernier. Ce n’est donc pas un hasard, si on le retrouvera du 29 octobre au 14 janvier prochains au Grand Orient de France à Paris dans le cadre de « Ethique et Corps« , une réflexion autour de ces deux domaines.

À son cursus scientifique où il étudie la faune, il ajoute toute la part imaginaire qui lui manque, s’inspirant autant de photographies issues du musée d’histoire naturelle que des insectes qu’il collectionnait avec son père dans son enfance. L’essence de son travail se manifeste dans un véritable bestiaire magique, constitué d’assemblages d’insectes, d’ailes d’oiseaux et de cervidés empaillés, détournés audacieusement avec des matériaux qu’il trouve ici et là dans l’environnement urbain. Surgissent alors des êtres hybrides, ornés, brodés et tissés de perles, de clous ou de fils de cotons, dont la série de sculptures « animaux constellations » qui fera l’objet notamment de sa prochaine exposition.

Réinventant toute une mythologie polymorphe et tentaculaire, proposant une vision sur la capacité que possède le divin à se manifester dans la faune, Julien Salaud nous offre un véritable éloge à la nature et à la puissance du règne animal. On plonge dans une féerie chatoyante, étrange, symbolique et mystique qui, au delà des représentations, révèle tout le désire de l’artiste ; « nous soumettre à notre condition humaine face à toute la force symbolique et mystique des éléments naturels, afin de nous expliquer la mort. » Car chez les animaux de Julien Salaud, la mort  « n’est pas un état définitif. »

Il sera également présent au cours de la biennale de la Jeune Création Européenne à la fabrique de Montrouge, du 15 octobre au 13 novembre prochain.

Blog de Julien Salaud : http://blog.julien-salaud.info

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